Sonores j'adore !

Sise du 1er au 5 juin, la programmation de la 9e édition de Nuits Sonores, attendue chaque année comme le messie électro-indé, est enfin tombée. Et comme d'habitude, ça pèse son poids.

Ayé, boum, boum tchac, elle est tombée. Déjà probablement répandue comme une traînée de poussière d'étoiles sur la blogosphère et les réseaux sociaux, la programmation de Nuits Sonores a été dévoilée ce matin. Et c'est un peu comme si le printemps revenait au son du bip-bip des oiseaux électroniques, diurnes ou nocturnes, peu importe. Pour cette édition qui marque un tournant dans l'histoire du festival (changement d'univers visuel, nouvelle relation au public, dernière apparition au Marché Gare, refonte d'un certain nombre de fondamentaux), l'on oscille toujours entre électro pointue comme la queue du scorpion et rock clouté, entre branchitude et underground. Bref, on nage dans un bain complaisamment éclectique qui ne se mouche pas du coude pour balayer le meilleur de la musique du moment.

5.6.7.8's

Des noms, des noms, alors ! ! Lâchons les en vrac, comme ça vient, extirpés de la tortueuse structure du festival : Tortoise, totem du post-rock chicagoan, The Sonics, légende rock garage, Assassin, « le Public Enemy français » dixit les organisateurs, Agoria of course, les fantastiquement dansant The Shoes, les new-yorkais de Battles (pour la traditionnelle inauguration à la piscine du Rhône), l'immense DJ Shadow, le groupe japonais The 5.6.7.8's (vu dans l'une des plus belles séquences du Kill Bill de Tarantino), les divins mais plus si jeunes Young Gods. Et puis aussi plein de types qu'on connaît pas mais qui ont l'air vachement bien. Bref, de l'électro, du garage, du post-dubstep, du hip-hop, de la pop tordue, du hip-hop tordu, du DJ, du VJ, de la house, du krautrock, de la surf music sans surf (les excellents Man or Astroman ? ), des Rémois, des Russes, des Anglais, des Suisses, des Canadiens, des Allemands, des Suédois. Des Japonais aussi, puisque, cela avait déjà été dévoilé, la carte blanche de cette année est offerte à Tokyo, entre concerts (OOIOO), cinéma (rétrospective Oshii) et performances.

Unspeakable Chilly

Et bien sûr, le festival y est attaché, quantité de lyonnais, de découvertes et d'émergents (souvent les trois) saupoudrés un peu partout et plus particulièrement sur un Circuit électronique réinventé pour 15 labels du crû. Sans oublier bien sûr, les soirées Extra !, monde parallèle dévolu aux initiatives les plus foutraques comme jouer au football en pente, manger sarde ou danser au son du plus vieux DJ du monde (et plein d'autres trucs). Pour les All Day Long, ou l'extension de Mini Sonore (le programme pour enfants) sous l'égide de Laurent Garnier, la messe était déjà dite. En revanche, cela s'est précisé ce matin sur la formule du concert spécial (et de clôture) prévu avec Chilly Gonzales : une relecture de son oeuvre rap accompagnée d'un orchestre de chambre. Un concert de rap symphonique baptisé The Unspeakable Chilly Gonzales, qui oscillerait dit-on entre Prokofiev, Ennio Morricone et Phillip Glass, et dont la version album sortira en juillet. Une première donc. Pour le reste, on vous laisse découvrir la suite de cet épuisant (mais ici très incomplet) inventaire à la Prévert et remettre tout ça dans l'ordre sur le site de Nuits Sonores. On ramasse les copies le 1er Juin.

http://www.nuits-sonores.com

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