Premières rencontres

Fatras de moments bruts recueillis pour se rappeler à son tour "la première rencontre"...

Tripoterie sans cruche
Un magasin de poteries, personne ne soupçonne le caractère romantique d'un tel lieu. Guy, lui, avait l'idée du siècle, LA technique pour draguer. Dans les années 70, Guy, sa moustache et ses joggings serrés, convoitait les yeux bleus de la petite Brigitte, rousse aux cheveux courts. Entouré de ses copains, il se marrait déjà à l'idée d'appliquer sa méthode ultime de séduction. Brigitte, elle, ignorait encore ce qui allait se passer. Guy s'est élancé dans la poterie, s'est approché de Brigitte, lui a mis la main entre les jambes et lui a tenu à peu près ce langage : "Ceci est une tri-poterie". Elle l'a mal pris. Pourtant, 27 ans plus tard et toujours exaspérée par les blagues minables de son mari, Brigitte est très amoureuse de Guy.

L'autoroute de l'amour
"Sur l'autoroute des vacances, c'était sans doute un jour de chance", Michel Fugain aurait pu écrire ce beau roman, cette belle histoire. Sophie, 21 ans, partait en car pour un week-end festif avec son école. François, 24 ans, partait en vacances à bord de sa vieille voiture avec ses amis. Imaginez quatre hommes dans une voiture, excités par un car rempli de filles. Au moment de doubler le fameux car, François plaque une feuille contre la vitre avec pour seule inscription, son numéro de téléphone. Quelques jours plus tard, il reçoit un coup de fil et décroche un rendez-vous avec Sophie. Dans un bar un peu sombre, François attendait Sophie non sans une pointe de stress. De prime abord, il fut déçu, puis au fil de la conversation, il trouvait de plus en plus de charme à la belle. Cette rencontre s'est terminée au creux d'un lit après 6 heures d'âpres discussions.

Frères ennemis
"J'attendais ce rendez-vous avec Claire depuis longtemps. Elle était magnifique, cheveux courts, une légère teinture rousse avec les yeux verts. Elle avait tout pour séduire un homme au premier regard. Une réunion pour le travail m'a empêché de la voir. J'ai chargé mon frère de se rendre au rendez-vous pour la prévenir de mon absence. Il y est allé, ils ont discuté, il l'a embrassée... Aujourd'hui, ils sont mariés et ont deux enfants. J'ai eu les boules au début et maintenant on en rigole."

L'alcool soude
Ivres mort tous les deux dans un bar de la rue Sainte Catherine, Théo et Julie s'embrassent, histoire d'un soir. Le lendemain, il ne reste qu'une information à Théo, elle vient d'un lycée de Mâcon. Lui se souvient vaguement de ses boucles blondes et de la courbure de ses seins qu'il a longtemps caressés. Il veut la revoir, s'inscrit sur un site Internet d'anciens lycéens mâconnais pour avoir accès à des photos, c'est un échec. Il se rend à Mâcon, échec. A court d'idées et un peu désespéré, il va noyer sa solitude dans l'alcool. Il rencontre une fille par hasard, la questionne, elle connaît Julie. Le numéro de téléphone en poche, il l'appelle, essuie un premier revers mais à force de persévérance, il obtient le fameux "premier rendez-vous". Prémisses d'une histoire qui a duré plusieurs mois.

Un contrôle passionné
"Contrôle des billets s'il vous plaît !", l'habituelle annonce du contrôleur avait perturbé la jeune fille. Anaïs n'en avait pas acheté pensant pouvoir économiser 5 euros. Abattue à l'idée de payer entre 35 et 75 euros d'amende, elle se sentait toute petite dans son gros pull beige. Abdel, grand gaillard un peu pataud, lui tape sur l'épaule, lui tend un billet. "Vous n'avez qu'à dire que vous avez pris le train au dernier moment et que vous n'avez pas eu le temps de le composter". Ce qu'elle fait sans broncher. Le contrôleur accepte l'excuse et ne verbalise pas. A l'arrivée du train, elle rend le billet à son sauveur avec un grand sourire. Sur le ticket, un numéro de téléphone, au bout de cette histoire, un mariage.

Quarante ans à l'attendre
Louis était marié avec Eulalie depuis la fin de la guerre quand il rencontra Georgette dans les années 60. Mais voilà, à l'époque, on ne divorçait pas. Alors pendant deux ans, ils allaient vivre une relation cachée, dans la clandestinité. Repas au restaurant, week-ends en amoureux en Espagne... Tout ça dans le dos d'Eulalie, bien sûr. Et puis un jour, lasse de l'attendre en vain, Georgette quitta Louis. Le malheureux s'en alla rejoindre son épouse et tentait d'oublier la belle Georgette. Un soir d'hiver 1996, une rupture d'anévrisme emporta Eulalie. Louis se retrouvait seul. Après avoir attendu 7 ans pour respecter le deuil d'Eulalie, Georgette appela Louis au téléphone, pour lui dire qu'elle l'avait attendu toute sa vie, qu'elle n'avait connu d'autre homme que lui. Depuis ces deux-la filent le parfait amour. Il a 83 ans, elle en a 68.
Elle court la maladie d'amour
Quel est le sport d'amour par excellence ? Un sport de couple par évidence. Détrompez-vous. Jocelyne a rencontré Jean au parc de la Tête d'Or. Elle courrait depuis longtemps le mercredi soir, lui venait avec ses amis. Tous les mercredis, il la croisait, tous les mercredis, il se laissait aller à quelques doux rêves de rencontre. Il n'en parlait pas, puis un jour, au détour d'un grand pin, il laissa ses amis continuer sans lui. Il a fait demi-tour pour finir son entraînement avec Jocelyne. Ils ont fait un bout de chemin ensemble...

Rencontre virtuelle
Quand les nouvelles technologies s'immiscent dans la vie sentimentale. Pas vraiment fêtard de nature, Luc ne sortait pas. Il préférait les petits moments chez lui aux grosses soirées alcoolisées. Un brin casanier, il se fixait devant son ordinateur pour surfer en se laissant guider par son envie. Un soir, dans le salon d'un site Internet musical, il se mit à discuter avec Céline. Des liens se sont créés, ne se sont pas défaits. Ils ont continué leurs conversations par mail. Les rencontres virtuelles se sont multipliées pour aboutir à la rencontre physique. Dans un café, Luc l'attendait, il avait bien repéré chaque détail sur la photo qu'elle lui avait envoyée. Grande, brune, les yeux marrons, il connaissait Céline sur le bout des doigts. Elle avait fait les choses bien, une belle robe rose qui tombait juste au-dessus des genoux. Elle avait mis le paquet pour plaire à son homme virtuel.

L'amour chien
Pierre et Aurélie étaient éleveurs de collets. Autour de la quarantaine tous les deux, ils se sont connus à un concours canin. Ni l'un ni l'autre n'a osé faire le premier pas, ce sont les chiens qui se sont approchés. Museaux collés, les léchouilles ont commencé. Les deux maîtres furent troublés. Aurélie a rappelé son chien puis a souri à Pierre. Il n'en fallait pas plus pour Pierre qui a profité de la situation pour inviter l'éleveuse à boire un verre. Bien loin des belles tenues et du maquillage, ils ont partagé un bon moment ensemble autour d'un demi. La passion des chiens, un style de vie commun, les deux éleveurs se sont plus et se sont revus, un temps seulement.

Un amour qui roule
En 1975, Adeline, 20 ans, avait besoin d'un scooter. Les hasards de la rue l'avaient amenée devant Guillaume, spécialiste de la revente de scooters "trouvés". Séduite par l'engin proposé et par le vendeur bien roulé, elle acheta son scoot'. Guillaume avait quelque chose de touchant, ce blouson en cuir sur ces épaules de minet, il avait un côté ridicule très attendrissant. Mains sur le guidon et ses longs cheveux au vent, elle repensait de temps en temps à Guillaume. Elle a essayé plusieurs fois de le retrouver, mais à l'époque, les recherches ADN n'étaient pas de mise pour rattraper les voleurs de scooters. Une nouvelle fois, le hasard est passé par là, Guillaume traînait dans la rue, Adeline roulait à bonne allure. Elle l'a vu, s'est arrêtée pour lui parler d'elle, de ses sentiments. Tout a roulé pour eux pendant un certain temps.

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Confrontées à l’apparition de mélanomes (cancer de la peau), Anne Schulz et Sophie Boulhaut ont cherché à se protéger du soleil. Mais, dans les rayons des magasins de prêt-à-porter, aucun vêtement n’était adapté à cette pathologie. Elles ont alors décidé de créer la ligne de leurs rêves : un vestiaire de bain chic anti-UV. Portrait d’une innovation à la lyonnaise.

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