Grupo Corpo Triz
© José Luiz Pederneiras

Ondulations brésiliennes à la Maison de la danse

Après plusieurs années d’absence, le Grupo Corpo revient à Lyon fêter ses 40 ans d’existence.

On ne présente plus la compagnie brésilienne Grupo Corpo, qui remplit la Maison de la danse à chacun de ses passages. Leur danse virtuose est légère, sans prise de tête, dosée par un savant mélange de technique classique et contemporaine, et largement redessinée par l’influence d’une danse brésilienne populaire. Après plusieurs années d’absence, la troupe revient à Lyon fêter ses quarante ans d’existence avec deux pièces phares.

Abstraction en noir et blanc

Le spectacle du Grupo Corpo à la Maison de la danse commencera par Triz, mot qui désigne en brésilien le point culminant avant une catastrophe. C’est une œuvre abstraite, dans laquelle les danseurs sont vêtus de justaucorps scindés en deux couleurs, noir et blanc.

Confinée dans un espace pur et d’une verticalité sans concession, la danse sépare les corps sans pour autant les défaire de leur sensualité et de leur grâce. Lorsque les hanches noires ou blanches se touchent, les corps séparés se fondent en un tout noir et blanc.

Fête joyeuse des corps et de la vie

La deuxième pièce de la soirée, Parabelo, évoque une danse attachée à la terre et aux réalités du Nordeste, qui suggère la solidarité du peuple, la dureté du travail rural et l’étendue des paysages arides et sublimes, dans une grande fête joyeuse des corps et de la vie. On y reconnaîtra la touche Grupo Corpo : corps se mouvant telles des lianes, déhanchements interminables et envoûtants.

Grupo Corpo – Triz & Parabelo. Du 25 septembre au 4 octobre (relâche lundi 28), à la Maison de la danse.
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