Nuits Sonores : direction le Marché Gare

Les concerts des trois nuits principales de l'événement (jeudi, vendredi et samedi soirs) se dérouleront donc au Marché Gare (2è), désormais vidé de ses maraîchers et vendeurs en gros. L'espace devrait pouvoir accueillir jusqu'à 8 500 personnes, ce qui correspond à la jauge la plus importante jamais investie par Nuits Sonores. " L'an dernier, on a été contraints de refuser 1500 billets le vendredi soir, se souvient Vincent Carry, coordinateur de l'événement, ce qui est rageant quand on sait qu'on a été déficitaire. " Les problèmes de possibilités d'accueil du public devraient donc être résolus en 2009, ce qui relève de l'exploit pour un événement qui se veut résolument " urbain " et dont le défi est double : ne pas s'exiler dans des espaces périphériques éloignés de la ville, tout en défrichant de façon inédite des endroits peu connus du public.

This is England

Côté programmation, il faudra attendre le 4 mars prochain pour connaître la traditionnelle longue liste des groupes que Nuits Sonores va éparpiller sur les trois nuits. En revanche, on sait déjà que la carte blanche sera dédiée à Londres et que, plus globalement dans la programmation de cette 7ème édition, les Anglais devraient s'imposer en nombre face aux Allemands, habituels chouchous du festival. Pour le All Day Long, toujours à la Piscine du Rhône, c'est d'ailleurs Gilles Peterson qui devra tenter de faire aussi bien que la Body and Soul, l'un des moments musicaux et conviviaux les plus réussis de 2008. Comptant déjà Manchester en 2005 comme ville guest privilégiée, Nuits Sonores poursuit ainsi sa fouille dans la foisonnante scène britannique.

Pas de panique

Quasi assurés d'obtenir très vite un écho favorable pour un événement dont la réputation est désormais assise, les organisateurs, dans cette dernière ligne droite avant le top départ, affichaient ce matin une grande sérénité. La guerre des cachets des artistes, toujours plus élevés, semble être un problème tout relatif pour Arty Farty, qui tient à garder une ligne éditoriale assez underground. " On n'a ni la place ni les moyens de faire Radiohead en concert, on propose donc des choses très pointues et, souvent, les gens ne connaissent qu'un ou deux artistes, ils découvrent le reste ", analyse Vincent Carry. Qui rappelle par ailleurs que la moitié de la fréquentation de Nuits Sonores correspond aux événements gratuits disséminés dans la ville pendant quatre jours : du circuit électronique aux happenings farfelus du programme Extra, en passant par les Siestes sonores, le final musical qui se visite les oreilles ouvertes mais les yeux à moitié fermés.

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