Portfolio musée des tissus
© Tim Douet

Musée des Tissus : la lettre de Laurent Wauquiez à Audrey Azoulay

Lyon Capitale s'est procuré la lettre envoyée par le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes à la ministre de la Culture, avançant un engagement de 5 millions d'euros pour sauver le musée des Tissus.

Les courriers se sont croisés, ou plutôt la Région a répondu à l'État. Le jour même où la ministre de la Culture écrivait au préfet de région pour évoquer l'engagement de l'État dans le sauvetage du musée des Tissus, à hauteur de 900000 euros sur trois ans, et demander un investissement similaire de la part de la Ville de Lyon et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le président de cette dernière écrivait à Audrey Azoulay. Et indiquait que "la Région Auvergne-Rhône-Alpes, même si ce n’est pas son coeur de compétence, est prête à s’engager pour contribuer à un investissement à hauteur de cinq millions d’euros pour élaborer un projet de nature à faire vivre ces collections".

Laurent Wauquiez demande en contrepartie que le ministère "prenne ses responsabilités et s'implique à son tour". Ce qu'il a fait, donc, dans sa lettre d'hier. Cet échange de courrier serait-il l'amorce d'un début de solution pour le musée des Tissus ?

Voici les extraits principaux de la lettre envoyée par Laurent Wauquiez à Audrey Azoulay.

"Le désengagement de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon Métropole, confrontée à de lourdes contraintes financières, fait courir le risque de la disparition pure et simple de ses fabuleuses collections. Des collections qui incarnent l’histoire d’un territoire, mais bien au-delà, qui incarnent un savoir-faire unique au monde.

Des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées pour soutenir le Musée des Tissus, en France, mais également à l’étranger. Personne ne comprendrait, à raison, que l’État abandonne ce joyau de notre patrimoine.

C’est la raison pour laquelle, Madame la Ministre, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, même si ce n’est pas son coeur de compétence, est prête à s’engager pour contribuer à un investissement à hauteur de cinq millions d’euros pour élaborer un projet de nature à faire vivre ces collections. Dans cette perspective, il est néanmoins indispensable, pour construire un projet qui s’inscrive dans la durée, que votre Ministère prenne ses responsabilités et s’implique à son tour."

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