“Merdre” à Cantona !

Quand Dan Jemmett met en scène La Comédie des erreurs de Shakespeare, c’est entre deux chiottes de chantier, un bar de (mauvaise) fortune, des lampions et la musique de Billy Idol. Et surtout avec ses fidèles comédiens, tous dotés d’une trogne et d’une énergie exceptionnelles. Ce metteur en scène anglais, habitué de nos scènes hexagonales, possède en effet l’art d’apporter aux textes qu’il choisit l’excentricité, le nonsense et l’ironie caustique qui les rendent jouissifs. Avec au surplus un sens de la provoc’ et de la déjante bienvenus. Rien de tel que ces procédés pour redonner à nos classiques toute leur vigueur. Son terrain de jeu est souvent le théâtre élisabéthain, et l’on retrouvera en mars la reprise de sa version de La Comédie des erreurs au Toboggan. Mais l’on s’intéressera d’abord de près à sa mise en scène d’Ubu enchaîné – de l’aveu de son auteur Alfred Jarry, non pas la suite mais la contrepartie d’Ubu roi. Événement, le rôle-titre est tenu par un certain Éric Cantona. On ne doute pas de l’attrait de celui-ci pour un rôle dont l’outrance paraît taillée à sa démesure.

Ubu enchaîné. Jusqu'au 16 février, au théâtre des Célestins.

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