Marc Riboud Alaska
© Marc Riboud

Marc Riboud : dernière semaine de voyage au Plateau

L’exposition Riboud à l’hôtel de région fermera le 20 février au lieu du 21. Ce samedi est donc le dernier pour suivre le regard du photographe lyonnais, des quais du Rhône à Chandigarth en passant par l’Alaska.

Alaska, USA, 1958 © Marc Riboud

© Marc Riboud
Alaska, USA, 1958.

Le cadrage est approximatif, le point de vue facile, mais il possède le charme des premières images. Cette photographie des berges de Lyon que l’on découvre dans l’exposition à l’hôtel de région, prise depuis une fenêtre, date de 1942 – Marc Riboud a 19 ans. Enfant du pays, fils d’industriel lyonnais, promis à une carrière d’ingénieur, rien ne le prédestine à devenir l’un des photographes les plus célèbres au monde.

Géométrie-monde

En 1952, Riboud quitte l’usine et rejoint la capitale, intègre rapidement la désormais célèbre agence Magnum, fondée par son ami Henri Cartier-Bresson et Robert Capa, et réalise en 1953 ce qui demeure sans doute ses clichés les plus célèbres, publiés par Life : Zazou, le peintre sans filet de la tour Eiffel.

À Paris, il photographie la vie quotidienne et les petits riens au gré des flâneries. Mais déjà s’élabore un style, basé sur des compositions géométriques aux lignes fortes, des contrastes tout aussi forts, des jeux d’échelle, une inclination pour la figure humaine et un certain humour.

Turquie, 1955 © Marc Riboud

© Marc Riboud
Turquie, 1955.

Riboud déborde rapidement le territoire national pour sillonner le monde. Du Royaume-Uni à l’Asie (magnifique série sur le Japon et ces enseignes françaises aux noms improbables ou celle sur la cité Le Corbusier de Chandigarth en Inde), en passant par l’Alaska, l’exposition – sans doute un poil sage et rigide – remonte parfaitement le fil des dix premières années de sa pratique et montre l’évolution d’un regard, entré définitivement dans l’histoire de la photographie.

Marc Riboud – Premiers déclics. Jusqu’au vendredi 20 février, à l’hôtel de région – Espace d’exposition Le Plateau, Lyon 2e/Confluence.
Ouvert le samedi 14 février de 10h à 19h.
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