Madrid, la sublime discrète

Faire la fête commence à devenir un exploit en ces temps de crise, alors pour moins cher qu’un aller retour Lyon-Paris en TGV (même avec la carte 12/25) direction Madrid avec Easy jet pour un week-end dépaysant et revivifiant ! Voici nos conseils pour découvrir Madrid vite et bien...

Madrid, mal-aimée jadis à la fête aujourd’hui !

Si Madrid n’est pas la ville préférée des Espagnols, c’est sans doute la ville où les Français aiment le plus à se retrouver. Dans les ruelles aux teintes orangées, il fait bon vivre et la population n’a pas encore été atteinte par le syndrome de la “branchouille attitude” qui rend tant de grandes villes européennes quelque peu stressantes et désagréables. Il faut dire que Madrid a longtemps souffert d’avoir été imposée comme capitale, titre longtemps usurpé face à Séville, Grenade ou Tolède plus méritantes. C’est au XVIIIème siècle, grâce à un Napolitain descendant des Bourbons, Charles III, que Madrid trouve enfin son identité et des allures de capitale avec la mise en place de grands travaux effectués par des architectes français et italiens. La Guerre d’Indépendance de 1808 à 1814 et la Guerre d’Espagne de 1936 à 1939 modifient le visage de la ville la transformant en un bastion de la Résistance… Ces cinquante dernières années la capitale s’est énormément industrialisée, elle s’est agrandie souvent au détriment du “beau” et la population a triplé. Mais Madrid, marquée par son histoire complexe, est aujourd’hui forte d’une atmosphère particulière et d’une population, brimée jadis par le franquisme, qui s’épanouit dans la fête et la joie de la rencontre avec les autres.

À la découverte de la richesse culturelle madrilène

En un week-end, pas le temps de découvrir tous les musées de Madrid alors allez à l’essentiel. Le Prado est un immanquable, cependant il est immense, il est donc nécessaire de se munir d’un plan pour sélectionner les salles qui vous intéressent. À noter les sublimes toiles du maître espagnol El Greco, mais aussi un panorama des écoles flamande et italienne (Rubens, Goya, Rembrandt, José de Ribera, Dürer, voici quelques grands artistes dont vous pourrez admirer les œuvres). Le Centro de Arte Reina Sofia, où se trouve le fameux Guernica de Picasso (suivez le bruit et la foule et vous arriverez devant), offre un complément parfait au Prado. Max Ernst, Miró, Bacon, Yves Tanguy, Picabia et bien d’autres font partie de cette collection époustouflante. Les ascenseurs extérieurs en verre, qui offrent un panorama incroyable sur la ville, donneront l’impression aux personnes sujettes au vertige de mourir à chaque fois qu’elles changent d’étage dans le musée (il y en a quatre).
Des places et des tapas : 19h, l’heure du 4h

Pour une nuit de folie à la madrilène, pensez à décaler votre rythme… Les seules personnes que l’on voit manger une tortilla à 19h à Madrid sont des Français qui ont oublié qu’ils étaient en Espagne ou des Espagnols qui ont fait une grasse matinée !

Les belles places madrilènes pourront se découvrir en butinant par exemple un jus d’oranges pressées (dont le prix ne dépasse jamais les 2 euros 50) de terrasse en terrasse… Dans le quartier de la Latina, non loin du centre, de charmantes places cosmopolites avec un esprit de villages. L’accueil est chaleureux et la vie bon marché, c’est le repère des artistes. Le quartier historique, et forcément touristique, recèle lui aussi de places accueillantes notamment la Plaza Santa Ana où un charme d’antan demeure. À voir aussi la Plaza Mayor, entourée de bâtiments du XVIIème siècle aux vieilles arcades, le lieu éblouit. Les danseuses de Flamenco et les orchestres tziganes rendent la place vivante et conviviale.

Minuit et la ville s’éveille

À partir de minuit, les rues se noircissent de monde et il devient difficile de trouver des places assises dans les bars. La fête commence et cela dans tous les quartiers. Vous serez même étonnés de voir les rues du centre pleines de monde à 4h du matin comme un samedi après-midi de Noël Rue de la République (avec le stress en moins). À vous de choisir alors, selon votre convenance, votre nuit idéale : un charmant petit bar, une boîte déjantée ou une déambulation nocturne, tout est bon pour découvrir cette ville au charme discret, dont la plus grande richesse est l’enthousiasme de ses habitants. N’oublions pas que c’est à Madrid qu’est née “La Movida”.

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Marine Barnérias
De passage à Lyon ce jeudi pour une dédicace de son livre devenu best-seller, Seper Hero. Le voyage interdit qui a donné du sens à ma vie, Marine Barnérias s’est confiée à Lyon Capitale. Aujourd’hui âgée de 23 ans, les médecins lui ont diagnostiqué une sclérose en plaques il y a deux ans. Au lieu de se laisser abattre, elle décide d’entreprendre un voyage de sept mois à travers trois pays - Nouvelle-Zélande, Birmanie et Mongolie - pour apprendre à écouter ce corps et à apprivoiser cette maladie qui a fait irruption dans sa vie.

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