Yacobson Ballet Belle au bois dormant 2
© Yacobson Ballet

Lyon : La magie du ballet classique à la Maison de la danse

Après Giselle il y a deux ans, le ballet Yacobson de Saint-Pétersbourg revient à Lyon avec La Belle au bois dormant. À partir de ce mercredi soir à la Maison de la danse.

La chorégraphie est signée Jean-Guillaume Bart, d’après Marius Petipa, sur la musique de Tchaïkovski. Se revendiquant comme un collectif créatif unique combinant le classique et l’actuel, sévérité et expression, caractère et nouveauté, le ballet Yacobson n’a pas hésité à faire appel à un Français, ancien danseur étoile de l’Opéra de Paris, qui reprend ici la version originale du ballet créé en 1890. “J’ai depuis toujours été profondément attaché à la grande tradition du ballet classique, dit Jean-Guillaume Bart. Après avoir effectué un long travail de recherche, il m’est apparu que La Belle au bois dormant avait subi de nombreux changements au fil des décennies. Il suffit de voir les récentes tentatives de reconstitution pour s’apercevoir qu’il reste fort peu de chose de la chorégraphie originale de Marius Petipa. Les attentes du public, la technique classique et le corps des danseurs, tout cela a beaucoup changé. Il m’apparaît donc important de “réactualiser” régulièrement ces œuvres du passé, afin de leur donner une légitimité auprès d’un public qui n’est plus le même qu’il y a cent vingt-cinq ans.”

Le chorégraphe affirme ainsi implicitement son refus de se tourner vers une danse purement virtuose ou spectaculaire, qui transforme l’art du ballet en une discipline hybride. Son souhait est d’apporter à la narration plus de tension, plus de rythme, tout en respectant le patrimoine chorégraphique défendu par les danseurs du ballet. “Ce qui sous-tend ma démarche, c’est l’envie de faire rêver petits et grands. Que les adultes que nous sommes devenus puissent retrouver le temps d’un spectacle leur âme d’enfant. Car, après tout, n’est-ce pas cela la magie du ballet classique ?”

Yacobson Ballet / La Belle au bois dormant
Du 24 au 29 janvier à la Maison de la danse.

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