London Calling

La Livre est lessivée, un vol Easy Jet décolle de St-Ex’ tous les jours pour le prix d’un abonnement TCL, il n’y a plus aucune raison de ne pas se rendre en week-end à Londres. En revanche, il y a des tas de raisons d’y aller : en voici quelques-unes parmi des centaines.

1. Un vol pour Londres, c’est peanuts

Avec Easy Jet, selon la période, on peut gagner Londres en avion pour moins cher qu’un voyage en TGV à Paris ou en train Corail à… Metz. Et donc pour à peine plus cher qu’un abonnement TCL (qui ne permet même pas de se rendre à Villefranche), puisqu’on trouve en ce moment des vols à 56 euros (3 vols quotidiens vers Gatwick ou Stansted). À ce tarif-là, il serait dommage de passer son week-end à faire ses courses Porte des Alpes, alors qu’Harrods est ouvert en nocturne le samedi.

2. Le maire de Londres est un sacré rigolo

Ken Livingston, dit “le Rouge”, n’était pas considéré comme un marrant. Son successeur Boris Johnson plus rougeaud que “rouge”, est nettement plus drôle (même s’il fait peur aux enfants et aux travaillistes). Les déclarations fracassantes et presque toujours idiotes de “Boris The Menace” (“Boris la Malice”, en français) sur les Papous, ou Boris Becker (qu’il affirme pouvoir battre au tennis) et tout un tas d’autres inepties, rendent caduque l’existence des humoristes britanniques, pourtant si drôles. Sa meilleure blague : interdire l’alcool dans les transports en commun. Quand on connaît le penchant du Mayor pour la bouteille, il y a de quoi s’étouffer avec sa Lager.

3. Ici, c’est vous la star

Vous rêvez de passer à la télévision, mais on vous a refusé à tous les castings de télé réalité, Londres est faite pour vous. Souriez, vous y êtes filmés en permanence par la CCTV, le réseau de télésurveillance de la ville. Il y a quatre ans, le groupe de rock Hard-Fi avait eu son petit succès en titrant son premier album Stars of CCTV. Ils ne croyaient pas si bien dire. Partout la mention CCTV vous suivra : dans la rue bien sûr, mais aussi dans les taxis ou chez le moindre épicier de la plus petite ruelle de Soho. Et en levant la tête vous apercevrez une petite caméra qui vous fera regretter d’avoir eu l’intention de jeter sur le trottoir ce papier gras ou ce mégot dont vous ne savez que faire.

4. La ville se métamorphose sous vos yeux

Dans trois ans, la capitale britannique accueillera les Jeux Olympiques. Et porte les stigmates de cette métamorphose : par endroit Londres est un vaste chantier hérissé de grues et creusé de trous béants. C’est le cas surtout dans certains quartiers, sinon historiques au charme vétuste et parfois, il faut bien le dire, délabré. Un charme dont le nouveau Londres semble vouloir faire table rase. Le contraste est d’ailleurs grand entre ces quartiers typiques, vivants, antre du commerce alternatif et la City, à un jet de brique rouge de là. Symbole de ce Londres new-look, le “cornichon” (ou “Gherkin”), achevée en 2004. Une tour en forme de courge géante (ou de godemichet selon certains londoniens à l’esprit mal tourné qui l’ont rebaptisé “Crystal Phallus”). Le tour de force de la City est de parvenir à conserver une harmonie certaine entre bâtiments ultramodernes et l’architecture plus classique de bâtiments tels que la Bank of England ou la gare de Liverpool Street. C’est d’ailleurs l’un des talents des Londoniens que d’avoir su aménager la ville de manière harmonieuse. Et notamment la Tamise dont les quais sont particulièrement bien mis en valeur, surtout entre Tower Bridge et la Tate Modern. Point noir, la ville est envahie, pour ne pas dire défigurée, par les chaînes de restauration rapide : Starbuck, Costa Coffee, Yo-Sushi, Prêt-à-Manger (une imitation risible de café français) poussent partout au rythme fou de : “une rue, un Starbuck, un Costa…”. N’y donnez donc jamais “rendez-vous au Starbuck”. Ça marche à Lyon, mais à Londres vous risquez d’attendre longtemps si vous n’êtes pas plus précis.

5. Piccadilly, ça change de la rue de la Ré

Ne pas tenter d’emmener sa moitié à Londres uniquement pour l’Amiral Nelson ou l’Abbaye de Westminster, avec la ferme intention de la priver de shopping. C’est aller au devant du scandale conjugal (or vous êtes filmés, ne l’oubliez pas). Londres, c’est l’empire du shopping et la Livre, toute Sterling qu’elle soit, n’a jamais été aussi basse. Bien sûr, il y a les grands classiques : Piccadilly et son Harrods, Oxford Street, Covent Garden, Camden pour les amateurs de vintage curieux de croiser les derniers spécimens de punks à crêtes (souvent reconvertis en hommes-sandwiches. Ne pas négliger toutefois Brick Lane, certes coupé en deux par un immense chantier, mais temple de la boutique vintage où s’habiller dans le plus pur style Swinging London, ou Derrick, c’est selon. Situé à l’Est de la ville, entre la City, le quartier pakistanais et White Chapel, c’est à Brick Lane que l’on trouve le disquaire Rough Trade et son impressionnante collection de livres sur la musique dont les trois quarts ne seront jamais traduits en français. À voir également, le marché couvert de Spitalfield, entre Brick Lane et la City, qui a déjà eu droit à son ravalement de façade mais vaut le détour. Plutôt qu’Harrods, un rien labyrinthique et surpeuplé, préférer Fortnum & Mason, sur Piccadilly Street. Le restaurant-cafétéria du rez-de-chaussée sert quelque chose comme les best scones de la capitale.

6. C’est le paradis des musées

À Londres, il pleut souvent, dit-on. Pas grave, la ville est remplie de musées où s’abriter, tous plus “interesting” les uns que les autres. Le British bien sûr, mondialement renommé pour sa pierre de Rosette (les Lyonnais sont souvent déçus de découvrir qu’elle ne se mange pas) ou ses momies égyptiennes. Le Musée d’Histoire Naturelle également, situé à South Kensington, le paradis du musée londonien (on y trouve également le Science Museum et le Victoria & Albert). Jusqu’au 19 avril, le Natural History Museum accueille une exceptionnelle exposition, De l’animal à l’Homme, fêtant le 150e anniversaire de Darwin. Peut-être la plus complète jamais réalisée sur le sujet. Pour ce qui est des musées d’art, la National Gallery, la Tate Britain et surtout la Tate Modern, une ancienne centrale électrique sur les bords de la Tamise, forment un trio indépassable. En 2012, la Tate inaugurera une extension en forme de tour de Babel cubiste ( !) qui vaudra le coup d’œil. Enfin, pour ceux qui tiennent à vérifier que Victoria Beckham est bien faite (d’un peu) de chair et de sang, ils pourront toujours tenter de la comparer avec sa statue de cire, plus vraie que nature, enfin si l’on peut dire, du Musée Tussauds.

7. C’est l’enfer des comédies musicales

Le Royal Opera Hall et le Royal Albert Hall ne vous disent rien ? Dans ce cas, vous vous régalerez des autres théâtres londoniens, ceux qui accueillent le péché mignon des Londoniens : le Musical (ou comédie musicale). Pas un livre, film, pièce musicale qui n’ait été adapté en comédie musicale. Hit majeur : Les Miz, bien sûr. Entendez, Les Misérables, d’après Hugo, joué depuis une quinzaine d’années. Un classique, donc. Mais parmi la multitude de “merveilles” programmées chaque jour, le must reste sans doute L’Île au Trésor, avec cette vieille carne de Keith Allen, ancien comparse de Joe Strummer des Clash et père de Lily Allen. Au 15e degré, c’est immanquable.

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Marine Barnérias
De passage à Lyon ce jeudi pour une dédicace de son livre devenu best-seller, Seper Hero. Le voyage interdit qui a donné du sens à ma vie, Marine Barnérias s’est confiée à Lyon Capitale. Aujourd’hui âgée de 23 ans, les médecins lui ont diagnostiqué une sclérose en plaques il y a deux ans. Au lieu de se laisser abattre, elle décide d’entreprendre un voyage de sept mois à travers trois pays - Nouvelle-Zélande, Birmanie et Mongolie - pour apprendre à écouter ce corps et à apprivoiser cette maladie qui a fait irruption dans sa vie.
1 commentaire
  1. Lyonfrancetraveller - 30 octobre 2010

    Londres est une ville formidable mais souvent inaccessible à cause du logement et du prix de la vie quotidienne. Le mieux est sans doute d'y aller à la journée pour faire son shopping.

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