Jean-Louis Aubert à la Bourse du Travail

Au programme de cette étape de "Un Tour sur moi-même" : une plongée acoustique dans 30 ans de chansons de notre éternellement jeune Mick Jagger français.

Les mauvaises langues ont toujours eu tendance à dire que Jean-Louis Aubert était un Mick Jagger de sous-préfecture. Et pas seulement parce que, coïncidence troublante, le père de JLA était sous-préfet. Surtout parce qu'avec sa bouche lippue, son visage élastique et un enthousiasme scénique indéniable, il avait du temps de sa jeunesse Téléphonique quelque chose d'un sosie juvénile et franchouillard du chanteur des Stones. Une sorte de "Mini-Mick", quand Louis Bertignac faisait un Keith Richards semi-déglingos de bonne facture. Sauf que "le meilleur groupe français de tous les temps" (appellation d'origine non contrôlée), sympathique mais sans génie, n'a guère révolutionné le rock, ni même le rock français s'il existait. Et c'est peut-être finalement depuis qu'il a raccroché le Téléphone que JLA a su enfin s'affranchir de cette comparaison, bâtissant une carrière qui doit son succès à sa simplicité et à une fraîcheur qui ne laisse pas d'étonner. Oui, aussi incroyable que ça puisse paraître, le Petit Aubert a passé la barre des 50 ans et a toujours l'air d'un ado sautillant. Un autre point commun avec Mick qui lui est sexagénaire. Pas le moins du monde fatigué par une tournée au long cours baptisé Un tour sur moi-même, qui aurait pu lui donner le tournis, Aubert s'arrête à Lyon pour y livrer des versions acoustiques et intimistes de 30 ans de ses chansons, mais aussi d'extraits de son dernier album Idéal Standard. Un opus enregistré au célèbre Château d'Hérouville, connu pour avoir longtemps été le QG musical de "Sir Mick" et de ses Stones. Ces deux là sont décidément inséparables.
Aubert De Niro

Jean-Louis Aubert. Mercredi 12 mars à la Bourse du Travail, place Guichard, Lyon 3.
04 72 10 38 23 -

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