INTERVIEW EXPRESSO DE TOM DICILLO

C'est difficile d'avoir de la sympathie, de la compréhension pour eux. Mon héros Galantine a conscience de cela. Il se lève tous les matins avec l'idée qu'il est une grosse merde. Delirious ici veut dire "être heureux au point de devenir malsain". Pourtant, Galantine est un personnage à la pureté évidente dans la manière dont je le saisis. Il veut prendre la photo qui le rendra aussi célèbre que les stars qu'il photographie.

En parallèle, vous évoquez le star system...
Je me demande ce qui fait une star aujourd'hui. Pour moi, le désir d'être une star est comme le désir de rester perpétuellement un enfant. Enfant, tout le monde s'occupe de vous, vous n'avez rien à faire. C'est le luxe de la star.

Pourquoi vous a-t-il fallu 6 ans pour faire aboutir ce film ?
Faire un film, c'est comme marcher sur un tout petit sentier au milieu d'un océan infesté de requin. Ce qui intéresse les producteurs, c'est le business. Cela a été très difficile de convaincre quelqu'un de financer mon film. Aux Etats-Unis, je ne suis ni considéré comme un hollywoodien, ni un indépendant. Ce film est un miracle.

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