Ha, ha, ha-ha

Eric Massé, jeune metteur en scène de la compagnie des Lumas, s'est lancé dans un bel exercice de style très personnel, à partir de l'étonnant texte de Laurent Petit, l'un des trois 'rigolos' que l'on retrouve par ailleurs aussi sur la scène. Portant tous le désir flagrant d'aller jusqu'au bout de leurs possibilités de jeu, ils cousent les récits entremêlés d'une famille en phase de succession, devant choisir entre différents régimes de gouvernance, de la démocratie à la dictature, en passant par le grand n'importe quoi participatif, dans lequel le public est encouragé à s'introduire.

Parfois brouillon tant l'énergie est jetée à notre figure sans filtre, le spectacle reste pourtant jubilatoire, en dehors de la seule chute mal gérée, abrupte, malheureusement inaudible après une orgie de sons et de lumière, alors même qu'un personnage de faucheuse drag queen devrait nous donner un coup de grâce. Eric Massé tente ici de retrouver les sens premiers des termes bouffon, carnaval et orgie, donnant un aspect scientifique à son projet, comme l'indique le suffixe -ologie accolé au 'rire' du titre. Bonnes gens de la plèbe, fendez-vous donc d'un agréable moment de théâtre.
Rirologie ou le discours des queues rouges, de Laurent Petit, mise en scène d'Eric Massé. Jusqu'au 21 mars, dans la petite salle du théâtre des Célestins, 4 rue Charles Dullin, Lyon 2è.

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