Du Blur dans les épinards

Et le public lyonnais, toutes générations confondues, a répondu présent pour recevoir Damon Albarn et ses compères.

21 heures 30, début des hostilités. Le groupe donne le ton. Dès le second morceau, Blur entonne son hymne Girls and Boys. La foule explose. On se demande alors, en fin observateur, si le bondissant Damon ne grille pas ses meilleures cartouches. Grossière erreur ! Blur a su traverser les modes et fabriquer quelques dizaines de tubes qui firent mouche dans l'amphithéâtre de Fourvière. Country House, Parklife ou Song 2... Autant de titres qui figureront à jamais dans le panthéon de la pop musique. Sur scène, Damon, la voix brisée, entraîne à merveille son public, courrant de droite à gauche, infatigable, slamant dans la fosse comme le premier des teenagers au grand désespoir d'un agent de sécurité médusé. Graham Coxon, le guitariste à l'origine de la séparation du groupe en 2002, assure lui aussi le spectacle, se roulant par terre entre deux sauts de cabri. On en oublierait presque Dave Rowntree, le batteur, Alex James, le bassiste, les choristes et les cuivres qui accompagnent la formation.

23 heures 30, le public en veut encore et inonde la scène des coussins fournis par les organisateurs pour le confort de nos popotins. On n'en voyait d'ailleurs guère l'utilité. Tout le monde est debout pour saluer la prestation de la formation. Après plusieurs rappels, Blur raccroche enfin. Deux heures de concert pour un groupe qui dépense décidément sans compter.

Crédit photo : © Guillaume Perret

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