Disquaire day : trois disquaires lyonnais livrent leurs vinyles favoris

À la veille du Disquaire day, trois disquaires lyonnais nous ont révélé leurs vinyles préférés. De quoi vous donner des idées d’albums à aller découvrir ou redécouvrir dans leurs magasins demain…

La sélection de Groovedge Record :

Guilty pleasures, une compilation toute récente, sortie par le label Binteda. Un style de musique "bizarre", plaisante le disquaire. Cet album psychédélique compile une sélection de musique au style assez sombre, du début des années 80.

P-solo ? de D.J. P-Dog, fait également partie des favoris de chez Groovedge Record. Un style "inclassable", pour un album peu connu de musique électronique, réalisé par un D.J. américain.

Replica, le cinquième album de Oneohtrix Point Never, un musicien du nom de Daniel Lopatin, installé à Brooklyn. Sorti en 2011, Replica plonge ceux qui l’écoutent dans une ambiance aérienne. Presque "planante".

À Darker Rain, un album signé Basses Terres. Il a été produit par un label lyonnais de musique électronique qui monte, Brothers From Different Mothers. Disponible depuis le milieu du mois de février, "l’album était en rupture de stock une semaine après sa sortie", raconte le disquaire.

Le dernier album sélectionné par Groovedge Record est celui d’un nouvel artiste new-yorkais, Angel de la Guardia : Street Blessing Ep. Cet album tout récent, sorti en 2015, est un savoureux mélange de house, de garage et de synthés.

La sélection de Dangerhouse :

L’album Parallax Error, du groupe australien Hierophants, sortit en octobre dernier. Ce qui plaît au disquaire, Bruno Biedermann, c’est surtout le côté "clavier et électronique" mélangé à un style rock.

Le premier album de The Missing Souls, un groupe lyonnais, produit par un label également lyonnais. Un album 100 % local qui oscille entre soul et style musical des années 60. Le tout accompagné à la guitare et la batterie.

Patch The Sky, de Bob Mould. Cet album sorti il y a moins d’un mois est l’oeuvre d’un musicien américain autrefois membre du groupe punk, Hüsker Dü. L’artiste aujourd’hui lancé dans une carrière solo.

Plan Your Danfall, du groupe lyonnais Rank. Un album à la fois local et récent. "Un son qui fait penser aux années 70, un peu cold, presque punk", décrit le disquaire.

Emotional Mugger, de Ty Segall. Avec son dernier album, l’artiste originaire de San Francisco propose un univers intéressant, que le disquaire de Dangerhouse qualifie de "noisy, voire carrément tordu".

La sélection de Sofa Record :

Une compilation des musiques d’Alain Peters, un musicien réunionnais décédé en 1995. "Un poète/chanteur maudit qui sait mélanger la pop et le maloya, un style de musique de La Réunion", détaille Pierre Olivier, disquaire depuis 15 ans.

Un album de musiques enregistrées dans les années 2000 par l’artiste Chiwoniso, originaire des Zimbabwé, chanteuse et compositrice.

Une compilation de morceaux du musicien Kouté, sortie en septembre. Un style qui se qualifie "par le jazz et les Antilles des années 70", précise le disquaire. Douze titres sélectionnés par Digger’s digest qui vous feront plonger dans l’univers du créole jazz.

L’album Big Sun, de Christophe Chassol, un artiste qui met en musique la vie quotidienne créole en utilisant le clavier et la batterie. Un style que Pierre Olivier classe, non sans humour, entre "le créole et François de Roubaix". Un quatrième album pour l’artiste qui sera présent aux Nuits Sonores en mai.

Le dernier album de Mbongwana star, From Kinshasa, un jeune groupe congolais, aux rythmes afro pop psychédéliques, sous une avalanche de percussions, des guitares et des voix rythmées.

à lire également
Cathy Bouvard, aux Subsistances, en octobre 2018 © Tim Douet
Depuis quinze ans à la tête des Subsistances, Cathy Bouvard s’est vu proposer un défi qui ne se refuse pas : les Ateliers Médicis, dont l’ambition est rien de moins que de transformer par la culture la ville de Clichy-sous-Bois et de faire émerger des artistes qui ne soient pas “du sérail”. Une des fondatrices de Lyon Capitale tire donc sa révérence et dresse à cette occasion le bilan d’une ville qui a muté. Avec la crainte qu’elle ne se re-quenellise…
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut