Dernier jour pour découvrir les artistes de BD argentins

Le climax de “Lyon BD” (15-16 juin) est déjà loin, mais certaines expositions sont encore visibles dans la ville. Pour les artistes argentins, dépêchez-vous, ça ferme ce samedi soir.

En résonance avec le festival Lyon BD, et parce qu’il est toujours bon de voir le 9e art exposé ailleurs que dans les librairies spécialisées, la fondation Bullukian et le Rize de Villeurbanne présentent deux expositions qui lui sont dédiées.

Souvenirs d’enfance

La première met à l’honneur cinq artistes argentins qui entretiennent des rapports étroits avec la bande dessinée ou l’illustration. Sur la thématique de l’enfance, ils expriment à travers différents supports (dessins, collages, installations) les sentiments liés à cette période, entre nostalgie (Jorge Quien et son installation humoristique foisonnant de détails et de styles, mêlant comics, objets et figurines issus de la SF et de la culture américaine), peur de l’inconnu (la superbe série de dessins surréalistes et angoissants de Pedro Mancini, non sans rappeler l’univers de Charles Burns, Moebius ou encore Druillet) et album souvenir (collages/pliages de photos et de papier jauni d’Antonella Andreoletti).

Impressions de Villeurbanne

Il est également question de souvenirs pour le bédéaste Gilles Rochier qui, dans la lignée du roman graphique, livre à la première personne et sans ambages les impressions que lui ont laissées la ville de Villeurbanne et ses habitants dans le cadre de sa résidence au Rize.

À travers des dessins originaux du projet villeurbannais en cours, des planches originales des albums précédents (notamment le fameux TMLP récompensé à Angoulême) et des textes (cartels et citations), on découvre un univers et un style incisif, brut de décoffrage, nourri par le quotidien et les motifs urbains, livré avec une réelle sincérité (évocation de ses doutes, des moments difficiles de sa vie, de la précarité du métier). Bref, Gilles Rochier est au Rize et ça vaut le détour.

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Souvenirs d’enfance. Dernier jour, samedi 13 juillet, de 12h à 19h, à la fondation Bullukian, 26 place Bellecour (Lyon 2e).

Je suis au Rize – Gilles Rochier, Chronique d’une résidence. Jusqu’au 15 septembre, du mardi au samedi (12h-19h, sauf jeudi 17h-21h) au Rize, 23 rue Valentin-Haüy, Villeurbanne.

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