Damien Beguet, l'homme de l'ombre

D'abord comme consultant, puis comme secrétaire avant de se voir hisser au rang suprême de président. Un poste qui revêt un caractère particulièrement précieux dans une association puisque détenteur d'un certain nombre de responsabilités légales. " Je garde la totale maîtrise des sujets qui m'incombent juridiquement, à savoir le financier, la sécurité, les ressources humaines, la stratégie à long terme et la pérennisation de l'association ". Au-delà de ces prérogatives, Damien Beguet a tout de même son mot à dire sur la ligne artistique du projet. " Il y a eu un gros débat, il y a deux ans, pour savoir si on allait faire venir une très grosse tête d'affiche et casser la tirelire pour franchir un pas. Un peu comme Sonar a pu le faire en invitant des gens comme Björk ou Massive Attack. Pour être un peu court : des artistes vus à la télé. Finalement, on n'a pas voulu aller sur ce terrain-là parce qu'artistiquement, on préférait défendre autre chose. Faute de grossir, on préfère être sur un rapport hautement qualitatif ". Pour lui, la naissance du festival est le résultat d'une convergence " entre les membres d'Arty Farty, qui avaient une vraie envie de créer un événement, et la Mairie, qui voulait un peu plus d'événementiel dans la ville, quelque chose qui dénoterait un peu avec l'image pépère que pouvait avoir Lyon à l'époque ". Damien Beguet est alors conscient de s'être attiré quelques animosités de la part de ceux qui n'ont pas eu l'attention de la Mairie. " Il y avait des vrais acteurs historiques sur ce type de scènes qui n'ont pas eu les faveurs de la Ville. Je pense qu'on était dans une certaine forme de neutralité, on ne défendait pas directement des artistes, on n'avait pas une couleur artistique particulière. On était parmi les seuls à pouvoir travailler avec tout le monde. Au fil des années, on a appris à se connaître avec ces acteurs et ils ont compris ce qu'on était en mesure de défendre et on a appris à s'apprécier ".

Sa sélection pour cette édition :
- Einstürzende Neubauten
- Laurent Garnier vs Agoria
- Underworld

Son secret pour tenir all night long ?
Très bien gérer ses temps de travail. Avoir un planning fait à l'avance et pas plus d'un verre de bière par nuit. C'est une très bonne recette de boire très peu d'alcool. Ouais, c'est pas très drôle... Dimanche, je vais commencer à me détendre.

Le lendemain du festival ?
Je dors une journée entière.

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