Coraline, un best-seller de Neil Gaiman

Retour sur le parcours de cet auteur à succès, assez peu connu.

Dans le milieu de la BD, l'anglais Neil Gaiman est essentiellement connu pour son travail titanesque sur la série Sandman. Entre 1989 et 1996, il scénarisa l'ensemble des 75 épisodes consacrés au Dieu des rêves. Son œuvre a été récompensée à de multiples reprises et lui permit d'être considéré, à juste titre, comme l'un des auteurs les plus talentueux de sa génération.

Loin de s'en tenir à l'écriture de BD américaine, Gaiman a su apporter sa vision unique à des romans tels que Stardust, American Gods ou dernièrement L'Etrange vie de Nobody Owens, une fable gothique mélangeant le livre de la jungle et l'univers de Tim Burton.

Ainsi auréolé de plusieurs succès critiques et commerciaux, ses romans ont su attirer le monde du cinéma. Le 10 juin marquera la sortie sur grand écran de Coraline, l'un de ses best-sellers. Cette adaptation est signée Henri Sellick, réalisateur de L'Etrange noël de Mr Jack. Grâce à l'aide de lunettes polarisées, le spectateur pourra découvrir le film en trois dimensions. Cependant toutes les salles de cinéma ne sont pas compatibles. Sur Lyon, seuls le Pathé Vaise et le Pathé Carré de soie sont capables d'offrir ce type de projection.

L'histoire de Coraline

Coraline narre les aventures de son héroïne éponyme qui découvre une porte menant vers un univers parallèle. Malheureusement pour elle, l'émerveillement va vite faire place à la folie et l'horreur. Dans son roman comme au cinéma, Gaiman n'a jamais été aussi proche de l'univers de Lewis Carroll. Ainsi, grâce à de multiples niveaux de lecture, le film apparaît comme une version angoissante d'Alice au pays des merveilles. Par ailleurs, le procédé 3D est intelligemment utilisé et laisse de côté les effets visuels pour se concentrer sur son scénario. Sombre et macabre, Coraline rappelle que traverser le miroir ne se fait pas sans conséquences.

L'influence de Gaiman sur Hollywood ne fait que commencer. Après avoir scénarisé le film Beowulf en 2007 et produit l'adaptation de son roman Stardust, il supervisera plusieurs longs métrages tirés de ses œuvres ou de créations originales. En 2010, il s'attachera à l'adaptation de sa BD Death. Ici, la mort décide de s'incarner en jeune fille gothique qui tente de comprendre une histoire d'amour homosexuelle. Dès lors, loin de se contenter du monde des comics et des romans, Neil Gaiman est bien parti pour marquer celui du cinéma.

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