Jamie Cullum © Danny_North
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Concerts en juin à Lyon : une reprise discrète mais réjouissante

Reprise discrète en matière de musiques actuelles, entre petites salles et festivals avec gradins de pierre, mais reprise quand même. Passage en revue des concerts du mois de juin.

Pour comprendre ce retour des festivités musicales, il faudrait imaginer une reprise des activités footballistiques avec la moitié des stades fermés, une majorité des compétitions avortées et les trois quarts des matches déjà reportés. Le tout à trois semaines de la fin de la saison officielle.

Car, il faut bien le dire, la plupart des concerts prévus pour cette fin de printemps/début d’été ont d’assez longue date été remisés à l’automne quand ce n’est pas simplement à 2022 ; nombre de salles ne voient guère l’intérêt de rouvrir dans ces conditions et la plupart des festivals de musiques actuelles ont jeté l’éponge à l’idée d’accueillir les aficionados sur des chaises de camping.

Alors voilà, l’ouverture est loin d’être massive mais il y aura malgré tout dans les deux ou trois mois qui viennent de quoi s’en mettre derrière les oreilles, grâce à quelques courageux que leur configuration rend plus adaptables aux contraintes. C’est notamment le cas de Jazz à Vienne et des Nuits de Fourvière qui, dans la grande débandade générale, ont choisi de se maintenir, leurs gradins de pierre les dispensant du recours aux chaises de camping.

Salif Keita © Thomas Dorn

Jazz italien et opéra-tango

Les deux festivals serviront un programme quasiment classique, certes allégé en stars internationales, pour cause de difficultés de déplacements transfrontaliers et d’absence quasi totale de tournées – du fait de la pénurie de festivals.

Une réalité toute relative pour le festival viennois qui, dès le 23 juin, accueille en ouverture l’un de ses chouchous de la nouvelle génération jazz Jamie Cullum, avant que ne déboulent les jours suivants Tigran Hamasyan (24 juin), Salif Keïta et Keziah Jones (25 juin), les Brésiliens Seu Jorge & Rogê (26 juin), Ibrahim Maalouf pour deux soirs (27 et 28 juin), le mois s’achevant sur un hommage à Michel Petrucciani (29 juin) et une doublette Thomas Dutronc/Kyle Eastwood (30 juin).

À Fourvière, où le plateau est résolument plus francophone, les festivités musicales débuteront malgré tout par un trio international le 7 juin avec 3MA, projet réunissant le koriste malien Ballaké Sissoko, l’oudiste marocain Driss El Maloumi et le valihiste malgache Rajery – une soirée  qui  verra  aussi  se  produire l'ensemble musical Al-Kindî et les derviches tourneurs de Damas.

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