The Inspector Cluzo © DR
The Inspector Cluzo © DR

Cluzo, Darkness, Morby, Kahane – concerts à ne pas rater en février à Lyon

Unplugged, hard (et soft), indie…, vous avez le choix du rock ce mois-ci dans les salles lyonnaises. À moins de préférer le sublime, auquel cas nous vous conseillons l’association Gabriel Kahane–quatuor Debussy.


The Darkness

Au début des années 2000, un drôle de combo cheveux longs/permanente atomisait la scène pop avec un hard rock chanté en voix de tête (à coiffer) sous le nom de The Darkness. Avec notamment un single, I believe in a thing called love, qui mit l’Europe d’Europe (le groupe) en PLS et en mode revival glamy-80s. Après pas mal de cheveux gris et coupés en quatre (séparation, reformation, albums en dedans), les hurluberlus reparaissent avec le christique Easter is cancelled, rare exemple connu de hard soft rock. Il n’y a que le Kao pour programmer des trucs pareils.

Lundi 3 février à 20h au Ninkasi Kao


The Inspector Cluzo unplugged

On connaît et on aime The Inspector Cluzo pour son rock en circuit court capable de convoquer les orages électriques les plus destructeurs. On en oublie au passage qu’ici et là le duo de rockers paysans (seul groupe de l’histoire à s’être produit dans l’émission Silence, ça pousse !) est capable de petites merveilles acoustiques (tel Little girl sur We the people of the soil). Bonne nouvelle, c’est en mode débranché que l’inspecteur se produit en tournée tout le mois de février. Il n’y a que le Kao pour programmer des trucs pareils.

Dimanche 9 février à 20h au Ninkasi Kao


Gabriel Kahane et le quatuor Debussy

Au croisement de la pop moderne et de la musique contemporaine, Gabriel Kahane écrit et compose des chansons sublimes à partir de la trivialité du quotidien : annonces Craigslist, topographie de L.A., élection de Trump et voyage en train (son Book of travelers, joué au printemps 2019 au théâtre de la Croix-Rousse) ou posts chipés sur la twittosphère. Comme il le fit en 2016 à l’invitation d’un Petit Bulletin Live, le New-Yorkais revient en compagnie du quatuor Debussy pour livrer ses plus belles compositions au doux écrin du fameux ensemble lyonnais.

Mercredi 12 février à 20h30 à l’Épicerie Moderne


Kevin Morby solo

Avec une régularité métronomique, soit un album tous les deux ans au pire, Kevin Morby (bassiste des excellents Woods) s’impose de disque en disque comme le petit prince de l’indie-rock américain. Sans manquer au passage de diviser la critique quant à ses orientations esthétiques. Mais, quelles qu’elles soient, Morby – son dernier Oh my God, mystique au possible, ne l’infirme pas – reste le digne héritier pour notre époque d’un Lou Reed et d’un Leonard Cohen, grand pourvoyeur de paillettes dans les ténèbres. C’est en solo qu’il jouera cette fois les ascètes sur la scène de l’Épicerie Moderne.

Vendredi 14 février à 20h30 à l’Épicerie Moderne


[Articles extraits du supplément Culture de janvier de Lyon Capitale]

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