Ayo : La femme est l'avenir du monde

L'an dernier, le succès fut tel que la deuxième édition du Festival D'un monde à l'autre a pris ses aises. La manifestation, organisée par l'Auditorium et consacrée aux musiques du monde, passe de 3 à 10 jours et propose une trentaine de spectacles dans tous les arrondissements, dans des salles de concert, mais aussi des bars, une librairie et un salon de beauté ! Musiques, conférences-débats, défilé de mode et gastronomie rendront grâce aux femmes de la planète, thématique du festival 2007. Venant du Brésil, de la Kabylie, de l'Afrique, de l'Espagne, les rythmes traditionnels, rock ou électro se métisseront à Lyon et enlaceront des vedettes confirmées comme Agnès Jaoui, marraine du festival, Dee Dee Bridgewater, Djura ou Ayo (révélation soul de l'année 2006), ainsi que nombre de jeunes talents à découvrir.

Entretien

Ayo nous illumine de son esprit soul

La chanteuse soul Ayo est l'une des invitées du 2e festival "D'un monde à l'autre", placé cette année sous le signe des "Femmes du monde".

A vous écouter, on a l'impression d'un ahurissant melting-pot d'influences. Comment vous situez-vous ?
Ce que je fais, c'est une invitation à écouter le monde des musiques plus que les musiques du monde. C'est un mélange de Tracy Chapman, Lauryn Hill, Joni Mitchell, Bob Marley, Fela Kuti, Pink Floyd, Soul Children, Prince Sunny Adé... C'est mon père qui m'a donné le virus. Il était deejay et avait une collection de vinyles dingue. Un jour, quand j'avais 16 ans, je crois, il a écouté ma musique et m'a dit : "ta route sera celle de la musique"...

On dit de vous que vous êtes taillée pour la scène...
Pour moi, le live c'est l'essence de la musique, sa raison d'être. Sans scène, je ne peux pas vivre. Un live, c'est une rencontre avec le public, un échange direct entre lui et moi. On ne peut pas tricher. Un album, c'est une expérience plus individualiste, même si on est entouré de musiciens. A l'Elysée-Montmartre, je n'étais pas invitée, je suis montée sur la scène pour jouer aux côtés de Cody Chesnutt (ndlr : figure mythique de la soul).

Que racontent vos chansons ?
Je raconte ma vie, tout ce que j'ai vécu, entre l'Allemagne, Paris, New-York et tous ceux que j'ai croisés. Je parle de mon père nigérian, de ma mère gipsy, de mon fils Nil. La musique, c'est comme une thérapie, c'est ce qui me fait rester vivante. On peut survivre au-dehors et pleurer en dedans (ndlr : son prénom Ayo, en yoruba, signifie "joie").

Vendredi 9 mars, à l'Auditorium, à 20h. A partir de 25 euros.

Programme du festival d'un Monde à l'autre

Jeudi 1er mars : à 20h, défilé de mode et concerts à l'Espace Beauté Margossian, Lyon 2e

Vendredi 2 mars : à 20h, apéros-concerts au Chantecler (Lyon 4), à la Belle équipe (Lyon 1), au Double six (Lyon 6) et à La Tour Rose (Lyon 5)

Samedi 3 mars : à 20h, apéros-concerts à 23h, Bal des Martines au Ninkasi Kao, Lyon 7e

Mardi 6 mars : à 18h30, projection d'un documentaire et débat à la librairie Raconte moi la terre, Lyon 2e

Mercredi 7 mars : à 20h30, soirée consacrée à Agnès Jaoui avec projection du film Le goût des autres et débat avec la réalisatrice, à l'Institut lumière, Lyon 8e

Jeudi 8 mars : dès 19h, concerts à l'Auditorium (Lyon 3e) avec Agnès Jaoui et Teresa Salgueiro.

Vendredi 9 mars : dès 19h, concerts à l'Auditorium avec Ayo et Djur Djura dès 22h, concerts au Ninkasi Kao et à la Plateforme, Lyon 3e

Samedi 10 mars : dès 19h, concerts à l'Auditorium avec Malouma et Dee Dee Bridgewater ; dès 22h, concerts au Ninkasi Kao et à la Plateforme.

Informations/réservations
04 78 95 95 95 ou www.auditorium-Lyon.com

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