Merlier-Haïm montage
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Expo : Kéo Merlier-Haïm et “les couleurs de l’âme”

Kéo Merlier-Haïm expose à Aix-en-Provence, où elle vit et travaille. Son parcours en peinture est autodidacte et fait suite à une démarche personnelle, après une autre vie dans le théâtre en tant que professeure, metteure en scène et comédienne.

Kéo Merlier-Haïm / Le Bushido © DR (montage LC)

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Kéo Merlier-Haïm / Le Bushido.

Journal intime

Cette exposition, intitulée “Les couleurs de l’âme”, fait que, selon les mots de Zao Wou-Ki, à qui elle se réfère, “les toiles sont le journal intime des peintres”. Aussi Kéo Merlier-Haïm travaille-t-elle par séries, l’actualité du monde ou son actualité personnelle déclenchant chacune d’elles, ainsi que le désir d’exprimer une émotion et une réflexion.

Chaque série, comme chaque toile, porte donc un titre, sans doute pour mieux guider le regard du visiteur vers l’intention de cette peinture abstraite. “Être”, “Vivre”, “Questionnements”, “Une histoire”… rappellent la part intellectuelle, voire spirituelle. L’autre venant de l’émotion. Ainsi, Kéo Merlier-Haïm peut exprimer de la colère ou de la tendresse, c’est selon, ou tour à tour, ou concomitant.

K. Merlier-Haïm – Triompher du schéma © DR

K. Merlier-Haïm – Triompher du schéma.

Cet univers personnel passe à l’évidence par la couleur, plus ou moins stridente, vive, pure. La peinture à l’huile et les glacis, plus ou moins dilués, qu’elle utilise recherchent la transparence. Et, au-delà, la lumière, qu’elle soit intérieure ou du dehors. Si, au début, dit-elle, “j’avais besoin de tout maîtriser, de savoir ou j’allais”, maintenant “je me laisse porter”.

Démarche zen

D’où ce vagabondage pictural où la part du hasard comme celle de la volonté relèvent quelque peu d’une “démarche zen”. Ce qui me fascine, dit-elle, c’est le chemin que l’être met en place pour dépasser ses douleurs afin de retrouver son équilibre et ce que j’appelle sa lumière intérieure. C’est ce que j’essaie de raconter.” Tout en lisant Barjavel, Van Cauwelaert, Proust ou Lao-Tseu, par exemple… Car elle insiste également sur la part contemplative de son travail. Encore et toujours À la recherche du temps perdu ou De la voie du temps et de la vertu, entre autres. Sans mysticisme avéré cependant. Mais avec le désir d’enlever, désemplir, vider, épurer pour aller vers son essentiel. La quête d’une sagesse, en quelque sorte. Qui aurait de la couleur et de la transparence !

Kéo Merlier-Haïm – Les Couleurs de l’âme. Du 2 juillet au 13 septembre, à l’hôtel Aquabella, Aix-en-Provence.
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