À Lyon, une première Biennale d’architecture "sociétale et politique"

La première édition de la Biennale d’architecture de Lyon s’installera à la Sucrière du 8 juin au 9 juillet prochain. Plus qu’une exposition, les spectateurs pourront assister aux différentes étapes de fabrication de l’architecture d’une ville.

La Biennale d’architecture de Lyon ouvrira ses portes le 9 mai prochain à la Sucrière et risque d’être riche en surprises. Pour Isabelle Leclercq, Présidente de l’association "Biennale Architecture Lyon", il n’est pas question de parler d’un "projet vitrine". En effet, la particularité de cette biennale est qu’elle "mettra en avant la fabrication du projet, avant le projet en lui-même", précise l’organisatrice. "Rien ne sera arrêté, car sinon cela voudrait dire que nous avons la prétention de connaître de quoi sera faite la ville de demain. Par cette biennale, on offre surtout des outils de réflexion", explique Michel Lussault, membre du comité scientifique et artistique de la Biennale. Quant à Michel Le Faou, adjoint à la Ville de Lyon et Vice Président de la Métropole en charge de l’urbanisme, cet évènement est d’autant plus intéressant qu’il s’inscrit dans un contexte de "renouvellement urbain à Lyon". "Ce qui touche à la création architecturale est alors d’intérêt public", conclut-il.

"On est complètement fous"

Un appel à idées a été lancé en juin 2016 pour sélectionner les thèmes de cette première Biennale d’architecture de Lyon. De la nature au numérique et de l’industrie à la culture, plus de soixante propositions ont été recensées. Une commission a statué en novembre et en décembre pour départager les projets, et, si possible, les imbriquer. Ces sélections tardives ont fait que le projet s’est développé en moins d’un an, et "avec les moyens du bord", confie Isabelle Leclercq. "Six mois pour un projet comme ça, on est complètement fous", laisse-t-elle échapper, sourire aux lèvres. Pour Michel Lussault, les limites imposées par leur petit budget ne sont pas regrettables : "Cette économie de moyens nous pousse à être inventifs", affirme-t-il, soutenu par ses collègues qui acquiescent derrière lui. Selon le géographe, "il n’y a pas de chose plus importante que de réfléchir à la mise en forme des espaces habités aujourd’hui". Les organisateurs de la Biennale sont unanimes, il s’agit d’un événement "sociétal, culturel et politique, avant d’être architectural". D’après Isabelle Leclercq, les billets d’entrée pour les différentes activités devraient être aux alentours de 8€.

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