27 robes, d'Anne Fletcher

27 robes n'échappe pas à la règle.

D'Anne Fletcher.
Avec Katherine Heigl, Edward Burns, Malin Akerman, James Marsden...
Comédie. Etats-Unis. 1h40.

Jane s'est toujours efforcée de rendre ses proches heureux, et les 27 robes de demoiselle d'honneur qui remplissent son armoire sont autant de preuves de son dévouement. Lors d'un mariage, elle rencontre Kevin, un chroniqueur nuptial qui réalise que l'histoire de cette accro aux mariages pourrait lui apporter la gloire.

27 c'est peut-être aussi le nombre de films de ce genre qu'on a déjà vu. Celui-ci oscille entre Le Mariage de ma meilleure amie et Serial Noceurs, avec ce qu'il faut de Bridget Jones pour l'estampille "guide de survie de la célibattante". Mais c'est en fait toutes les séquences et personnages obligés de ce genre de comédie qu'on se coltine pendant une heure et demie. Un peu comme si, à l'instar de l'héroïne avec les mariages des autres, la cinéaste avait collectionné les films de mariage, avant de se décider à passer elle-même à l'acte. Or le problème de la comédie nuptiale c'est qu'elle est à peu près aussi prévisible qu'un vrai mariage : l'héroïne, une grande fifille romantique qu'on imagine aimer les rubans roses et les poneys, finit toujours, après moults obstacles (rivale canon, traiteur étourdi, voiture qui ne démarre pas), par y épouser un prince charmant qu'elle tenait, il y a pas deux heures, pour le dernier des abrutis. Pourtant, 27 robes pourrait parfois basculer dans autre chose que le rose bonbon : quand Jane tente d'empêcher le mariage de sa sœur, quittant son costume de bienfaitrice pour enfin prendre une revanche bien mesquine. Ou quand la jeune femme qu'on imagine quasiment vierge se fait secouer sur une banquette arrière par ce journaliste qu'elle déteste et n'épousera jamais (ou presque). Mais au finale, ces entorses bien modestes à la bienséance n'aboutissent sur rien. Leur cynisme est à l'image du journaliste, Kevin, un faux aigri qui cache en réalité un cœur d'or (car c'est un conte de fée moderne et qu'il est le prince charmant). Dommage quand on voit l'énergie déployée par Katherine Heigl pour sauver les meubles. Elle est bien la seule : Malin Akerman se contente de cloner son personnage de blonde crispante inauguré avec succès dans Les Femmes de ma Vie des frères Farrelly et Edward Burns, yeux de cocker résigné, ne s'ennuierait pas davantage à une messe d'enterrement. Quand à James Marsden (autrefois Cyclop dans X-Men, ça le change), qui incarne Kevin, il semble traverser le film avec le sentiment qu'on a quand on se retrouve au beau milieu d'un mariage où on ne connaît personne : il se demande ce qu'il fait là et se dit qu'on ne l'y reprendra plus.

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