Une école lyonnaise ©PLUQUETPierreAntoine
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Une fausse médecin se fait passer pour une institutrice dans le Rhône

Samantha Avril, "la fausse médecin de Montceau-les-Mines", en Bourgogne, a réédité son coup en réussissant à devenir cette fois-ci une fausse institutrice dans le Beaujolais.

Samantha Avril, une femme âgée de 38 ans, a réussi à devenir institutrice dans le Beaujolais en dupant l'inspection académique du Rhône. Selon les informations du Progrès, Mme Avril s'est fait embaucher durant quelques jours comme institutrice remplaçante dans une école primaire de Taponas, dans le Beaujolais. Problème, la jeune femme était loin de disposer des diplômes requis et n'en est pas à son coup d'essai en matière de supercherie.

Quelques jours avant d'être démasquée par l'école primaire, Samatha Avril, avait tenté le 22 septembre de s'inscrire à l'inspection académique de Mâcon, en Bourgogne. Pour ce faire, elle avait utilisé son nom de femme mariée et usurpé l'identité d'une étudiante de Grenoble qui portait le même nom, rapporte Franceinfo. Des incohérences dans son dossier auraient mis la puce à l'oreille de l'université de Bourgogne, qui avait alors déposé  plainte auprès du parquet de Dijon.

Une personne rompue à la supercherie

Quelques années plus tôt, de mai à septembre 2020 cette femme avait déjà réussi à exercer en tant que médecin en présentant de faux papiers. Depuis, deux familles se sont constituées parties civiles, après le décès de deux patients qui l'avaient consultée. Arrêtée et placée sous contrôle judiciaire à l’issue de cette affaire, Samantha Avril avait alors été déclarée schizophrène. En octobre 2021, son avocat expliquait, "elle entend des voix qui lui disent qu'elle doit être médecin. Ce n'est pas la prison qui lui faut, mais un suivi psychiatrique plus poussé".

Pourtant, deux ans plus tard c'est bien dans une salle de classe que Mme Avril réapparaît, devant des enfants de CP-CE1. Cette fois elle n'a exercé que six jours, en raison de multiples absences, avant d'être démasquée par un parent d'élevé qui a donné l'alerte après l'avoir reconnu dans un article paru dans la presse locale, souligne Europe 1.

Mis face à cette faille du système, le rectorat, par la voix de son inspecteur académique Philippe Carrière, s'est justifié en expliquant "nous avons découvert la supercherie au moment où nous avons reçu le casier judiciaire". Admettant par la même occasion que Samantha Avril avait donc enseigné pendant, six jours avant même la totale vérification de son casier judiciaire par l'administration.

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