tribu des gones lyon
Boutique tribu des gones Lyon

Typiquement lyonnais : la Tribu des Gones

Lyon Capitale est parti à la rencontre de La tribu des Gones. Cette marque, nichée dans une boutique en plein cœur du Vieux Lyon, fait la promotion de Lyon et de sa culture. Carine Chollat nous a accueillis pour nous raconter son aventure. Depuis sa création en décembre 2006 avec le marché de Noël de Perrache, la marque ne fait qu’étendre son panel de produits, de services et de collaborations. Entretien.

Lyon Capitale : D’où vous est venue cette idée ?

Carine Chollat : J’avais vu un article sur une marque un peu dans ce style, à Lille, et je me suis dit ça n’existait pas à Lyon. J’ai fait quelques recherches pour voir dans d’autres régions de France, certaines étaient pionnières en la matière comme le Pays basque ou la Bretagne. Je me suis dit que ça ne serait pas une mauvaise idée de créer une version lyonnaise. J’ai trouvé la  source d’inspiration et de la création de la marque dans un petit bouquin que je référence habituellement qui s’appelle La plaisante sagesse lyonnaise. Ce sont les petites maximes populaires des Lyonnais : « c'est pas le tout d'y dire y faut encore y faire », « vaut mieux mettre son nez dans un verre de beaujolais que dans les affaires des autres »…

intérieur boutique tribu des gones
L'intérieure boutique Tribu des Gones

Que peut retrouver dans votre boutique ? 

Les articles stars sont les t-shirt, les tablier [en référence à Bocuse], et chez les tout-petits les bodys. On s’est élargi au sweat par exemple. Chez les bébés il y a des petits sweats, des bonnets, des bavoirs. On fait maintenant pas mal de déco : on crée des petits tableaux en bois, on a développé notre propre gamme de mug fabriqué sur place aussi, on a une presse à mug. Donc en fait, c’est un petit atelier artisanal [...] On tend vers de plus en plus vers du made in France. La gamme à la française, c’est du 100% made in France, le reste non. On avait commencé à travailler avec La chaussette de France cet hiver. On a également de la petite maroquinerie française.

Et on a eu le label « Fabriqué à Lyon » pour le sac reverso qui est cousu dans un atelier dans la rue Sainte-Catherine avec des tissus de récup’ qu’on fait ici,  et des tissus wax. C’est le principe du reverso. On vient de sortir le bob reverso, et on va continuer à s’amuser à faire des petites choses comme ça. Depuis un an et demi, on resserre vraiment vers du français, vers du plus local.

D'où vient votre originalité ? 

 


"On a aussi une vraie vocation à expliquer, à transmettre cette culture populaire lyonnaise.",
Carine Chollat


C’est vraiment un parti pris l’artisanat. Les premières années, en 2006, 2007, 2008, je ne faisais qu'imprimer en grandes quantités. Ça permet un gain de temps en boutique, des économies financières. En revanche, vous n’avez pas la liberté de créer parce que quand vous êtes en sérigraphie semi-industrielle, vous lancez par 100. En termes de trésorerie, c’est impossible de sortir une gamme avec 4 coloris, 7 modèles en fonctionnant comme ça. On n’est vraiment pas sur du volume ici. On a aussi une vraie vocation à expliquer, à transmettre cette culture populaire lyonnaise.

Quelle est votre clientèle cible ? 

Ça dépend de la saison. À la base, notre clientèle est lyonnaise . Typiquement, avec la clientèle étrangère il faut traduire les maximes lyonnaise. Le « y », par exemple,  il n’y a que les Lyonnais que ça fait marrer ["on va y faire" au lieu de "on va le faire", ndlr].

L’implantation de la boutique dans une zone à forte fréquentation touristique en saison fait qu’immanquablement, on a des touristes. Ce n’est pas hyper instinctif pour un étranger de comprendre les subtilités du graphisme. Mais le but c’est vraiment de développer, travailler sur la clientèle lyonnaise. On a également beaucoup de Lyonnais qui sont expatriés et qui sont très très friands de la marque. Quand ils partent, ils ont envie de ramener un petit truc : pour les cadeaux de naissance, les cadeaux d’anniversaire, les choses comme ça.

Il y a aussi les entreprises qui accueillent des collaborateurs pendant un temps.

Il y a quelque chose dans les petits dictons : du bons sens universel, très terrien, très pragmatique. Et en même temps c’est vraiment pince sans rire, c’est railleur. Je trouve ça super drôle. Un humour lyonnais, c’est un humour qui est un petit peu cynique mais jamais méchant, c’est l’esprit guignol. Ce n’est pas un hasard, si ça m’a inspiré cette marque.

Quelle est la suite pour vous ?

J'ai contacté et travaillé sur un projet de licence avec la Ville de Lyon. Ils veulent mettre en valeur un peu le savoir-faire des artisans.

On va travailler avec Rose [une autre artiste, ndlr] sur le développement de la marque reverso avec l’atelier Matiers. On va participer au « Lyon braderie festival » en tant que labellisé. Et on va étendre cette gamme à la française.

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