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Trois camps de Roms bientôt évacués

Les campements de Roms de Villeurbanne, Saint-Priest et Vaulx-en-Velin vont bientôt être évacués. L’État financera l’intégration de 150 des 350 personnes concernées.

“Ces 350 personnes, dont une centaine d'enfants, vivent dans des conditions indignes de la République. Cela ne peut plus durer !" déclare dès le début de son intervention Michel Delpuech, préfet de la région Rhône-Alpes.

Devant une dizaine de journalistes réunis en fin de matinée ce vendredi à la préfecture, le représentant de l'État a tenu à décrire les conditions de vie déplorables de ces familles avec enfants dans les campements sauvages de la banlieue Est de l'agglomération lyonnaise : “Les exigences élémentaires de sécurité et de salubrité ne sont pas assurées : dans le camp de Vaulx-en-Velin, il y a eu cet été pas moins de deux départs d'incendie. À Saint-Priest, plusieurs enfants ont été mordus par des rats !”

3 millions d’euros débloqués

Refusant de fournir la date exacte du démantèlement de ces véritables “bidonvilles à ciel ouvert”, le préfet a annoncé le déblocage de 3 millions d'euros pour un accompagnement sur trois ans de 150 personnes. “Les familles seront hébergées après avoir signé avec l'État une convention IEE [insertion, emploi, école]”, précise Michel Delpuech.

Dans ce cadre, les familles s'engageront à scolariser effectivement leurs enfants et à effectuer des démarches pour trouver un emploi. Les personnes concernées devront enfin renoncer à gagner leur vie de façon illicite (ferraillage, mendicité, prostitution, etc.). En contrepartie, l'État s'engage à verser un pécule de 4 euros par jour à chaque adulte et à héberger les familles dans un “village modulaire sécurisé”, c'est-à-dire des préfabriqués tout équipés.

Installation à Saint-Genis-les-Ollières

Interrogé sur ce qu'il adviendrait des 200 personnes qui seraient exclues du dispositif, Michel Delpuech a rappelé que le financement débloqué par l'État est pour l'instant prévu pour 150 personnes mais qu'il n'était pas figé. Les personnes volontaires qui ne seraient pas en situation irrégulière pourraient donc en bénéficier. Pour les autres, en revanche, une obligation de quitter le territoire français pourrait être décidée. Les familles originaires de Roumanie et donc ressortissantes de l'Union européenne seraient alors reconduites dans leur pays d'origine.

Les Roms pris en charge devraient prochainement s'installer sur un terrain propriété du ministère de la Justice, à Saint-Genis-les-Ollières. Un projet qui fait déjà grincer les dents tant des autorités que des habitants de cette bourgade cossue de l'Ouest lyonnais, comme l'écrivait 20 Minutes.

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