Taxe carbone à 17 euros : rien ne va plus !

D'abord parce que le chef de l'Etat refuse explicitement d'assumer sa décision en niant une vérité toute simple que ses Ministres ont par ailleurs admise : la taxe carbone est bien un impôt nouveau. L'instauration d'une énième commission de suivi ne peut masquer une telle évidence, et la gêne occasionnée dans sa majorité par cette trahison idéologique le montre de manière éclatante.

Nicolas Sarkozy, une fois de plus, dit une chose et fait son contraire.

Aveu d'échec, ensuite parce que tous les défenseurs de la taxe carbone avaient conditionné son efficacité à un montant minimum de 32 euros. A moitié moins, l'argument s'écroule, il n'en reste plus rien, et j'espère que les promoteurs de la mesure auront le courage intellectuel et politique de le dénoncer.

Reste enfin la supposée vertu pédagogique de la mesure qui justifierait son caractère à la fois injuste et inefficace : changer les comportements.

Qui peut croire que les ménages français seront davantage en mesure de changer de voiture, de limiter leurs déplacements ou de moins de se chauffer cet hiver sous la pression d'une nouvelle augmentation des énergies de première nécessité ?

Quand on sait ce que représentent ces postes de dépenses dans le budget des familles, il ne faut pas longtemps pour comprendre que toutes les marges de manœuvre ont été épuisées depuis longtemps. Les Français sont aujourd'hui piégés, et une véritable fiscalité écologique renvoyée à plus tard, repoussée sine die.

Aveu d'échec, donc, mais aussi promesse d'un échec plus grave encore : celui d'une réforme fiscale en forme d'improvisation permanente, inspirée et guidée par le seul opportunisme politique des circonstances au fil du mandat.'

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