Association Munay
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Solidaire au Pérou : il leur manque des sous !

Le projet "Solidaire au Pérou" est soutenu par cinq étudiants de Sciences Po Paris et une association reconnue cette année à l’école parisienne : Stagiaires Sans Frontières (SSF). Parmi ces étudiants, Antoine Duranton, d’origine lyonnaise, est ancien élève à la CSI (Cité Scolaire Internationale) de Lyon. Il nous dévoile ce projet humanitaire pour le moins ambitieux, mais coûteux. Le départ est prévu le 6 juin.

Stagiaires sans frontières : une association de taille

L’association SSF est une organisation à but non lucratif qui a vu le jour en été 2013. Elle avait fait ses preuves en partant au Cameroun avec 9 étudiants de Sciences Po pour réaliser leur stage obligatoire de première année. Les objectifs étaient clairs : avoir une double expérience dans l’humanitaire dans une entreprise locale du pays (chaîne de fast-food) et dans une association locale (orphelins de Casa des Anges). En parallèle, ces étudiants étaient bénévoles auprès d’Educ’Actions pour l’Afrique.

Encouragée par son succès (1350 euros collectés pour un objectif de 600 euros), l’association a été choisie par les étudiants de Sciences Po et a obtenu en février 2014 son statut loi 1901. L’association SSF a naturellement voulu réitérer l’expérience camerounaise dans d’autres pays du monde, dont le Pérou.

Une équipe de choc

"Nous nous connaissions déjà tous les cinq", déclare Antoine Duranton, "il y a eu plusieurs réunions avant d’élaborer le projet." Après avoir établi une relation avec Stagiaires Sans Frontières, les cinq jeunes ont contacté l’association locale péruvienne Munay, afin de poursuivre leur idée d’origine, et c’est ainsi que le projet s’est lancé.

Un problème subsiste : la collecte de fonds

Objectif : 1000 euros. Il reste 17 jours avant la clôture de la collecte d’argent sur Udule, une plateforme de crowdfounding (plateforme de don participatif) à laquelle est rattaché le projet. N’ayant pas encore atteint le seuil des 1000 euros, Antoine Duranton sait qu’ils ne peuvent pas s’arrêter là : "Avec ce système, il faut que l’on atteigne la limite, sinon on ne touche rien."

L’argent récolté sur le site servira uniquement aux actions prévues au Pérou (construction de douches solaires, de cuisines améliorées etc.). Le coût du voyage et les frais sur place seront à la charge des étudiants.

Un projet autonome, une vision d’avenir

Aucun membre de l’association Stagiaires Sans Frontières n’encadrera les cinq étudiants sur le terrain : "On sait tous parler l’espagnol. Nous serons beaucoup plus autonomes au Pérou comparé aux autres projets, notamment en Afrique. Un suivi sera néanmoins mis en place afin de ne pas nous laisser seuls face à une situation complexe."

Antoine Duranton estime qu’il ne s’agit pas d’un simple stage, mais d’une occasion pour lui de s’ouvrir au monde : "J’aurais pu bêtement faire un stage à Lyon, mais j’ai préféré utiliser ce temps obligatoire de stage à Sciences Po pour accomplir un projet à visée plus humaine : je veux transmettre le flambeau."

"Transmettre le flambeau" : c’est le mot d’ordre de cet étudiant, assurant à la rédaction lyoncapitale.fr que ce projet n’est pas un simple "séjour humanitaire" mais une "réelle implication sur le long terme" où chaque année, les étudiants de Sciences Po s’inspiraient des précédents projets pour en concevoir de nouveaux.

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur le projet ou faire un don pour l’association, rendez-vous sur le site http://fr.ulule.com/ssf-munay/

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