Rhône : la métropole et le département toujours opposés à l'A45

La métropole de Lyon et le département du Rhône ont réaffirmé ce mercredi leur position sur l'A45 à la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Le Grand Lyon, pas "opposé sur le principe", a émis "les plus grandes réserves sur les conditions de son arrivée dans l’agglomération lyonnaise" et le conseil général a critiqué le dossier sur tous ses aspects.

Après avoir rencontré la ministre des Transports, Elisabeth Borne, ce mercredi, la métropole de Lyon a "réaffirmé sa position" sur l'A45 aux différents acteurs présents. En compagnie de Gaël Perdriau, maire de Saint Étienne et président de Saint Étienne Métropole, Christophe Guilloteau, président du Conseil départemental du Rhône, Bernard Bonne, président du Conseil départemental de la Loire et Dino Cinieri, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, la métropole représentée par Jean-Luc Da Passano a expliqué à la ministre "son intérêt à améliorer les relations routières et ferroviaires avec Saint Étienne, notamment en raison de l’état très dégradé de l’A47", a indiqué le Grand Lyon dans un communiqué. Cependant comme depuis le début du projet, le Métropole de Lyon a précisé que si "elle n'était pas opposée sur le principe", à l'A45, elle "émettait les plus grandes réserves sur les conditions de son arrivée dans l’agglomération lyonnaise, sur une A450 déjà complètement saturée aux heures de pointe".

Le département critique le projet sur tous ses aspects

De son côté, Christophe Guilloteau, le président du conseil général du Rhône, a lui aussi réaffirmé son opposition au projet d'autoroute. "Le coût de l'A45, son raccordement hasardeux à la Métropole de Lyon, son impact environnemental et son emprise sur les terres agricoles du Rhône suscitent de nombreuses inquiétudes dans les territoires", a-t-il déclaré. La semaine dernière, le "monde économique régional", réuni autour d'Emmanuel Imberton à la CCI, avait affirmé vouloir "hausser le ton" sur le dossier de l'A45 qu'il jugeait "écologique". Une réponse finale sera apportée par le gouvernement dans le projet de loi de programmation sur les infrastructures qui sera présenté en décembre prochain.

Les commentaires sont fermés

Faire défiler vers le haut