Quand Kouchner s'inquiète, il défie Obama

Après avoir été durant plusieurs années un chaud partisan de cette entrée, l'ex-French Doctor se dit aujourd'hui 'très choqué par cette forme de pression qui a été exercée sur nous' lors du sommet de l'OTAN.

Pour justifier son gymkhana, le ministre des Affaires étrangères indique : 'l'évolution de la Turquie dans le sens, disons, d'une religion plus renforcée, d'une laïcité moins affirmée, m'inquiète'.
Au sommet de l'OTAN, 'la pratique [des Turcs] m'a choqué', a-t-il ajouté. 'Ce n'est pas aux Américains de décider qui entre en Europe ou pas. Nous sommes patrons chez nous !', a également affirmé le ministre, avec des accents néo-gaulliens.
Après avoir soutenu la Guerre du Golfe et lancé, en décembre dernier, "c'est une erreur de ma part d'avoir proposé un secrétariat d'Etat aux Droits de l'homme", (voir notre édito en cliquant ici ) Bernard Kouchner rêverait-il désormais de défier le président des Etats-Unis en se proclamant néo-champion de la laïcité ? A moins qu'il ne s'agisse là d'un simple rappel à l'ordre du président français, lequel affirmait, lui, dans son discours de Latran : 'Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance'.
Didier Maïsto

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