Réfugiés albanais plan Grand Froid janvier 2017 © Tim Douet_0047
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Privas : Rassemblement RESF pour les sans-papiers dimanche

Un rassemblement est organisé à 19 heures par RESF Privas pour défendre les sans-papiers, suite à l'arrestation début juillet d'une famille albanaise.

À travers ces actions, le réseau souhaite dénoncer la situation des familles sans-papiers de la région, comme cette famille albanaise placée en centre de détention début juillet.

Plus largement, c'est Madame la Préfet qui est pointée du doigt : "elle est connue pour avoir une attitude très rigide à l'égard des sans-papiers", précise un porte-parole de RESF Privas à Lyon Capitale.

Les militants entendent bien "rappeler à Madame le Préfet de l’Ardèche que sa haute fonction de représentant et serviteur de l’État ne l’autorise pas à bafouer les droits humains les plus élémentaires", expliquent-ils dans un communiqué.

L'objectif de ce rassemblement est de reprendre les traditionnelles mobilisations du dimanche soir et de montrer que malgré la situation sanitaire et les vacances d'été, les membres de RESF restent "vigilants, solidaires et mobilisés".

Ce rassemblement se déroulera dans le respect des recommandations sanitaires et le port du masque est conseillé.

Détention en région parisienne

Sous le coup d'une OQTF (obligation de quitter le territoire français) la famille a été arrêtée à son domicile, au petit matin par les forces de l'ordre.

Après avoir passé 24 heures au commissariat, le père a finalement été relâché en fin de journée et le reste de la famille (la mère et les enfants) ont été envoyés au centre de détention de Mesnil-Amelot, à côté de Roissy CDG, en région parisienne.

Le lendemain ils comparaissaient devant le juge des libertés et de la détention, qui décide de les relâcher. Ils se retrouvent seuls, sans ressources, en région parisienne à chercher un moyen de rentrer chez eux, à Privas."

Résidant à Privas depuis 2013

"C'est une famille albanaise, qui ne dispose pas de titre de séjour, ils ont une obligation de quitté le territoire, mais elle n'a pas été mise en oeuvre comme pour beaucoup de personnes", explique le porte-parole de RESF Privas.

L'un des enfants, âgé de 25 ans, est lourdement handicapé et n'a jamais pu être scolarisé en établissement spécialisé. Son frère, âgé de 20 ans a été au collège et lycée en France et il dispose d'un CAP en menuiserie ébénisterie.

"Il a des propositions de travail et n'aurait aucun mal à s'intégrer", affirme-t-il.

"Ce n'est vraiment pas une famille qui cherche à être assistée, bien au contraire. Ils sont très appréciés à Privas. Nous sommes pour la régularisation des situations de ce type", précise un porte parole de RESF Privas.

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