Pollution à Lyon : quel bilan pour le confinement ? Quelle tendance depuis le 11 mai ?

Après deux mois de confinement, l'agence Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a publié les chiffres de l'évolution de la pollution dans la région ainsi qu'une première analyse de l'impact du déconfinement sur la qualité de l'air. 

Du 17 mars au 11 mai, la région Auvergne-Rhône-Alpes comme l'ensemble de la France a vécu au rythme du confinement. Comme nous l'écrivions début avril, ce dispositif a eu un effet direct sur la pollution et donc la qualité de l'air. Ce mardi, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a dressé un bilan de cette période. Ainsi, lors des deux premières semaines, les concentrations d’oxydes d'azote (NOx), principaux traceurs de la pollution automobile avant de rester en dessous des “normales saisonnières” durant toute la période de confinement. Concernant les particules fines (PM10, PM2,5), les concentrations ont fortement varié au fil des semaines. Après une augmentation au début du confinement (lire ici), les semaines suivantes ont enregistré des taux relativement proches des “normales saisonnières”, exceptée une baisse conséquente en semaine 18 suite à plusieurs jours pluvieux consécutifs.

Enfin, la formation d'ozone (O3) a été “fortement dépendante de l'énergie du rayonnement solaire”, note Atmo. Comme pour les particules, une diminution significative a été relevée semaine 18, du fait de la météorologie médiocre, mais globalement les concentrations sont proches des "normales saisonnières" du début du confinement jusqu'à maintenant.

Le déconfinement, glas de la qualité de l’air ?

Par ailleurs, ATMO a analysé les premières tendances depuis le début du déconfinement. D'après l’agence de la qualité de l’air, “il est difficile de dégager une tendance et de conclure après seulement une semaine de déconfinement, il conviendra de refaire et compléter cette analyse après plusieurs semaines.” Atmo note tout de même “une légère tendance à la hausse concernant les oxydes d'azote corrélée avec la reprise progressive du trafic automobile. Toutefois, les taux restent encore largement inférieurs aux "normales saisonnières"”. “Outre les conditions météorologiques très favorables à la dispersion des polluants depuis le déconfinement, il est possible que le trafic routier soit davantage réparti sur l'ensemble de la journée, moins concentré le matin et le soir, ce qui pourrait avoir pour effet de limiter le phénomène d'accumulation des polluants. De plus, le trafic routier n'a pas encore totalement retrouvé le niveau antérieur au confinement”, précise Atmo.

Une légère hausse a aussi été observée sur les particules fines et notamment les PM2,5 qui pourrait être liée à la reprise du trafic routier. Enfin, la qualité de l'air depuis le déconfinement ne montre pas de signe de dégradation significative s'agissant de l'ozone.

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