LC 715 p. 38-39

Périphérique nord : un PPP à 660 millions

Alors que les partenariats public-privé sont désormais identifiés comme une fausse bonne idée, le Grand Lyon a décidé d’en contracter un pour rénover le boulevard périphérique nord (TEO). Un choix risqué pour les finances publiques, mais qui devrait faire le bonheur de l’entreprise désignée pour exécuter les travaux. Lyon Capitale a étudié le dossier point par point, comparé les différents modes de gestion possibles, interrogé défenseurs et contradicteurs. Aperçu du décryptage à lire dans notre mensuel d’octobre.

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Le boulevard périphérique nord n’est pas conforme aux normes édictées après la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc en 1999. La rénovation est chiffrée à 100 millions d’euros. Les finances du Grand Lyon permettent de réaliser l’investissement, mais la collectivité préfère l’inclure dans un contrat plus long (entretien et gestion sur trente ans de l’ouvrage). Nature de ce contrat : un PPP, en clair un “partenariat public-privé”.

Une “usine à gaz”

Ce nouvel outil de gestion fait fureur en France depuis que les finances publiques atteignent des déficits abyssaux. “Ces projets consistent à aller chercher des tiers financeurs et à bâtir des usines à gaz, en oubliant que celui qui emprunte pour le compte de l’État le fait à un coût plus élevé”, analysait en 2005 Philippe Seguin, le président de la Cour des comptes. L’“usine à gaz” que monte le Grand Lyon va avoir un impact sur les finances locales de l’ordre de 660 millions d’euros.

D’après le vice-président du Grand Lyon Jacky Darne, ce PPP serait l’“occasion de faire un test”. Pour le financement du TOP (le fameux tronçon ouest – manquant – du périphérique lyonnais) ?

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Pourquoi le Grand Lyon a retenu pour TEO la solution la plus coûteuse (dont le gouvernement socialiste lui-même se méfie – voir la déclaration de Manuel Valls à Sathonay-Camp le 14/09), quels sont les risques contextuels (évolution des modes de transport et de l’aménagement), financiers (avec un comparatif chiffré du PPP et d’un marché classique pour le cas TEO)… le dossier de Lyon Capitale-le mensuel d’octobre éclaire tous les angles de ce choix politique.

Avec les arguments de ses défenseurs (J-L. Da Passano), les réactions contradictoires au sein même du Grand Lyon (Bruno Bernard), et l’historique d’un périphérique qui a déjà coûté bien cher aux Lyonnais…

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Lyon Capitale n°715 est en vente en kiosques jusqu’au 25 octobre, et dans notre boutique en ligne.

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