ON N'EST PAS FORCEMENT CRETIN QUAND ON LOUPE SON BAC

Comment rater ce diplôme alors que le cru 2006 fut excellent ? Lyon capitale tente de donner des explications sur les causes de ces échecs.

Banale, anodin, insignifiant et diplôme "poubelle" ? Le baccalauréat est devenu au fil des années une simple formalité comme l'explique Geneviève Peirsam, professeur de lettre moderne et membre du SNALC (Syndicat National des Lycées et Collège). Elle affirme avec conviction que "le principal objectif de l'Education Nationale est maintenant de faire du chiffre. Les correcteurs sont incités à être plus laxiste dans l'optique de relever la note". Céline, élève de terminale littéraire, estime "qu'un minimum de révisions et d'assiduité durant les heures de cours suffit à garantir l'obtention de cet examen". Mais pour son camarade Nicolas, cette garantie est illusoire : " J'ai eu une évolution positive de mes notes tout le long de l'année dernière, j'ai révisé sérieusement et je me suis planté ! J'avais tellement honte que j'avais peur de retourner au lycée". Il existe plusieurs facteurs d'échec comme l'explique Marie-Pierre Lenoir professeur en mathématique : "manque de travail, aucune révision" mais aussi des soucis comme "des difficultés scolaires, des pertes de moyens en raison de l'énorme stress que représente cette épreuve et souvent une grande frayeur pour l'oral".

D'autres encore échouent pour de toutes autres raisons comme cet étudiant qui souhaite garder l'anonymat, craignant la réaction de ses parents, qui raconte : "je vais délibérément faire acte de sabotage pour cette épreuve car ma petite amie est en première et je voudrais rester dans le même lycée qu'elle". Yoann, lui étudiant en ES explique son échec par un total désintérêt pour ses cours. Il affirme que cette épreuve qui devrait normalement assurer un "ticket sûr" pour l'avenir n'est qu'une "mystification", s'appuyant sur le nombre d'étudiant en situation précaire, à la recherche d'un travail.

Le taux de réussite a progressé de 6.9 % depuis 2001 pour atteindre des sommets comme 87,8 % en 2006. On se demande si le Père Noël serait devenu le principal fournisseurs des lycéens

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