David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon entre 2017 et 2020.

Métropole de Lyon : entre deux blocs du "refus", Kimelfeld veut être la 3e voie

Les élections métropolitaines à Lyon se joueront donc entre trois listes principales : celle des Républicains et Gérard Collomb, l'alliance "verte-rose-rouge" et celle du président sortant David Kimelfeld. Dans un communiqué, ce dernier explique vouloir faire face "aux coalitions du refus".

La campagne pour le deuxième tour des élections métropolitaines à Lyon est bien lancée et elle se jouera entre trois principales listes : Les Républicains avec Gérard Collomb, menée par François Noël Buffet (LR), celle des Verts, alliés à la gauche et l'extrême gauche sous la houlette de Bruno Bernard (EELV) et enfin celle du président sortant David Kimelfeld (sans étiquette). Contrairement aux deux autres blocs, ce denier n'a pas noué d'alliance majeure avec d'autres listes, optant pour des accords locaux. Dans cet exercice, où il risque de disparaître face à deux symboles, il va donc tenter de jouer la carte de la troisième voie.

Dans un communiqué, David Kimelfeld annonce ainsi que les 13 têtes de listes "demeurent les mêmes qu’au 1er tour, dans le respect du vote des électeurs qui nous ont donné leur voix". Le candidat souhaite se placer comme une alternative "aux coalitions du refus. Refus des réalités économiques incarné par EELV, Gauche Unie et la France Insoumise, refus des réalités écologiques et sociales dans un accord contre nature entre Gérard Collomb et la droite conservatrice de Laurent Wauquiez. Ces arrangements entre anciens ennemis ont la saveur d’un ancien monde qui contribue à accentuer le divorce entre les citoyens et le monde politique".

"Loin des logiques des appareils partisans et des officines politiques et comme annoncé depuis plusieurs jours, nous avons bâti des alliances en rassemblant autour de notre projet, dans le respect des territoires : notre choix est celui d’une alliance citoyenne contre une alliance des partis. Nous ne trahissons pas nos électeurs", poursuit le président sortant de la métropole de Lyon.

Le candidat dévoile déjà les grandes lignes de son projet présenté comme "une alliance pour l’économie au service de l’emploi, pour les solidarités au service des plus fragiles, et pour la transition écologique".

Les électeurs devront se prononcer le 28 juin, après la campagne de second tour la plus longue que n'ait jamais connue le territoire.

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