Les travaux du tunnel du Lyon-Turin au niveau de Saint-Martin-de-la-Porte en Savoie.  ©PHOTOPQR/Maxime JEGAT –

Lyon-Turin : l'opposition attaque la majorité municipale sur son refus du projet

Lors du conseil municipal du 20 septembre, le groupe Pour Lyon, a qualifié de « grave erreur » la position de la majorité sur le chantier du Lyon-Turin.

A l'occasion d'une délibération sur la ligne de tramway T10, Ludovic Hernandez a interpelé, mardi après-midi, la majorité municipale sur la liaison ferroviaire transalpine entre Lyon et Turin. Le conseiller municipal du 6e arrondissement a reproché au maire son refus de soutenir le projet, qualifiant cette position "d'exact opposé d’un combat environnemental et climatique strategique". L'intervention survient une semaine après l'annonce par Bruno Bernard du retrait de la métropole de Lyon du comité de la Transalpine, organisme de lobbying du chantier.

Admettant que ce dernier posait des problèmes en matière de biodiversité, l'élu a toutefois estimé que grâce au tunnel, « un million de camions seront retirés des autoroutes, dépolluant significativement l’atmosphère et en particulier les éco-systèmes alpins. ». « En examinant mieux les faits vous vous rendrez compte que le Lyon Turin représente une vraie opportunité pour la décarbonation de notre FRET », a exprimé M. Hernandez, ajoutant : “en revenant sur votre refus vous cesserez d’être des idéologues que vous êtes pour devenir véritablement les artisans d’un avenir durable que vous prétendez être».

Sur l'argument avancé par la métropole selon lequel des lignes déjà existantes seraient sous-exploitées, Ludovic Hernandez a contesté, affirmant que “les lignes historiques” étaient au contraire “saturées”.

Biodiversité et approvisionnement en eau

Une attaque à laquelle le maire de Lyon Grégory Doucet a pris le temps de répondre, sans pour autant s'étendre sur le sujet, estimant que ce n'était pas le lieu. Affirmant qu'il partageait l'objectif “d'enlever les camions des routes”, le maire a rétorqué que la France n'investissait plus dans le ferroviaire depuis quarante ans et que donc un certain nombre d'infrastructures en la matière, même “près de Lyon”, seraient nécessaires si l'on souhaite “réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre en retirant des routes plusieurs millions de camions”.

“Dans un contexte de sixième extinction des espèces, il faut tenir compte de la biodiversité ainsi que du risque d'approvisionnement en eau pour toutes les villes concernées par le projet”, a-t-il conclu en reconnaissant que le sujet “est très compliqué” et “mérite mieux que des postures politiciennes”.

 

 

 

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