Lyon : La Parole libérée réussit son financement participatif

L’association La Parole Libérée a réussi son crowdfunding en atteignant la somme de 35 000 euros qu’elle souhaitait lever pour embaucher un premier salarié afin de créer un véritable recensement des victimes de pédophilie.

Le projet de financement participatif lancé par La Parole Libérée a atteint la somme de 35 000 euros qu'elle visait pour recenser toutes les victimes de la pédophilie, afin de produire de vraies statistiques sur la pédophilie qui permettront de mieux analyser ce problème de société. L'objectif de l'association lyonnaise qui a permis de révéler l'affaire Barbarin-Preynat est d'embaucher son premier salarié, qui sera chargé d'aller lever des fonds pour ce projet. L'association aura besoin de lever 1,3 million d'euros par an pour débuter son travail de statistiques. L'idée est de salarier à terme 10 personnes pour faire un véritable recensement des victimes de pédophilie en France.

Fabrice Villard

Lundi matin, douze heures avant la fin du financement participatif, l'association avait reçu 27 002 euros sur les 35 000 nécessaires. Elle en affiche désormais 36 327. Seize contributeurs ont donné depuis hier, soit un don moyen de 583 euros. Mais la plus grosse partie de la somme (7 850 euros) a été offerte par un certain “Fabrice Villard”, qui ne serait autre que La Parole Libérée elle-même. Tout un symbole, puisque c'est cette identité fictive qui avait été utilisée en 2015-2016 par l'association pour évaluer la cellule d'écoute mise en place à l'époque par l'épiscopat pour les personnes ayant été agressées sexuellement durant leur enfance.

Une aide de l’État ?

Dans son combat, La Parole Libérée attend aussi de l'aide de la part du Gouvernement. L'association a écrit à plusieurs ministres pour demander des rendez-vous. Sans réponse pour le moment. “On a fait trois demandes de rendez-vous auprès du ministère de l'Éducation nationale, de la Santé et de la Justice. Le ministère de l'Éducation a refusé et on n'a pas de réponse des autres. Pour fonctionner, il nous faut 1,3 million d'euros par an. Ce ne serait rien pour l'État, en comparaison du bénéfice pour notre société. Que ces ministres ne soient pas foutus de nous répondre est inacceptable”, tançait hier François Devaux.

Pédophilie  : dernier jour de campagne de financement pour La Parole libérée

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