Lyon : la grève terminée, les éboueurs taclent Kimelfeld

La grève des éboueurs de la société, Pizzorno est terminée à Lyon. Les salariés refusent toute récupération et l'ont bien fait comprendre au président de la métropole David Kimelfeld.

Après 17 jours de conflit, les éboueurs de la société Pizzorno ont levé leur grève. Ils ont obtenu plusieurs avancées, notamment en matière de conditions de travail, mais aussi sur le plan salarial. Jeudi, saisi par Pizzorno, le tribunal de grande instance a donné raison aux salariés grévistes (lire ici). De son côté, la métropole avait lancé un ultimatum à la société Pizzorno, lui demandant de trouver une issue au conflit avant jeudi soir, sous peine de devoir payer des pénalités financières pour chaque poubelle non ramassée. Les ordures s’entassaient dans les rues des 3e, 6e, et 8e arrondissement de Lyon, ainsi qu'à Villeurbanne, Bron et Vaulx-en-Velin.

Une fois la fin de grève annoncée, le président de la métropole de Lyon, David Kimelfeld, s'est fendu d'un message sur Twitter : "Après une ultime négociation entre l’entreprise Pizzorno et ses employés, la grève des éboueurs est levée. Le ramassage avait repris à 100 % dès aujourd’hui, et le retard sera rattrapé d’ici la fin de la semaine". Solidaires Rhône qui a accompagné les grévistes durant tout le conflit a alors posté une réponse cinglante : "On ne remercie pas le Grand Lyon et David Kimelfeld, l'accord de fin de conflit est issu uniquement de la lutte des salariés". 

Les grévistes rejettent aujourd'hui toute tentative de récupération, et même si la métropole avait lancé un ultimatum à Pizzorno, il lui est reproché de n'avoir jamais reçu les salariés lors du conflit. "Ils ont fait des réunions avec les patrons, ils ont convoqué les patrons, ils n'ont pas reçu les éboueurs", souligne une source proche des grévistes.

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Manifestation des éboueurs de Pizzorno devant la Métropole © Simon Alves
Dix salariés grévistes de l'entreprise Pizzorno étaient convoqués mercredi au tribunal de grande instance de Lyon. Leur entreprise les accusait de "diffamation", "entrave à la liberté de travail" et "jets de projectile". Ce jeudi, la justice a considéré que la grève pouvait continuer et qu’aucun blocage excessif n’était effectué.
2 commentaires
  1. jhmt - 19 avril 2019

    Gréve terminée peut-être mais toujours pas de ramassage sur la majeure partie du 3eme ce vendredi soir, Pizorno a oublié de faire le plein des camions ? La ville se rend vraiment compte de ce qui se passe ? Ils sortent de la mairie ?

  2. Jean-Marc Brivet - 19 avril 2019

    Et c'est Kimelfeld qui veut un métropole "plus solidaire" ? Quel hypocrite !

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