Nathalie Dompnier © Tim Douet 87-001
Nathalie Dompnier © Tim Douet

Lyon 2 : la présidente appelle le gouvernement à négocier

Dans une tribune publiée sur l'Étudiant-Educpros ce mercredi, six présidents d'universités dont Nathalie Dompnier (Lumière Lyon 2) demandent l'ouverture des négociations sur la loi ORE.

C'est un signe que le mouvement contre parcoursup est en train de prendre de l'ampleur. Ce mercredi six présidents d'université, dont Nathalie Dompnier, ont demandé l'ouverture des négociations sur la loi ORE (Orientation et Réussite des Étudiants) dans une tribune publiée sur l'Étudiant-Educpros pour "sortir de l'impasse". Le mouvement d'opposition mené par des étudiants et des personnels perturbe depuis plusieurs semaines le fonctionnement d'une quinzaine d'universités en France dont 4 sont actuellement bloquées. À Lyon 2 les militants avaient explicitement demander à la présidente de prendre publiquement position sur le sujet jeudi dernier.

C'est donc chose faite. Les signataires ne rejettent pas la loi dans son intégralité, affirmant qu'elle propose de "vraies avancées".  Ils estiment néanmoins que, "pensée pour éviter les tirages au sort dans les quelques filières dites "en tension", la loi ORE et les faibles moyens qui l’accompagnent ne permettent pas d’améliorer l’accueil et la réussite des étudiants dans un contexte de progression démographique importante, pourtant prévisible de longue date."

Un mécontentement "légitime"

En conséquence les présidents des six établissements (Rouen-Normandie, Rennes 2, Le Mans, Poitiers, Bordeaux-Montaigne et Lyon 2) estiment que la loi doit prévoir de meilleurs investissements humains et financiers pour atteindre ses objectifs. Ils réaffirment également que l'enseignement public doit pouvoir continuer à "accueillir tous les étudiants et [à] les accompagner dans une perspective de réussite et d’insertion professionnelle", ajoutant que la réforme actuelle remet en cause l'universalité du baccalauréat comme moyen d'accès à l'université.

Face au mécontentement "légitime" que suscite la loi de Frédérique Vidal - et qui selon eux fait "peser de très lourdes menaces sur le bon déroulement des activités pédagogiques et scientifiques et met en péril la tenue des examens de fin d’année." - les signataires demandent l'ouverture de négociations avec toutes les parties-prenantes du conflit pour discuter des modalités d'application de la plateforme parcoursup. "Seule la concertation et la reprise d’un dialogue responsable permettront d’apaiser la situation de blocage dans laquelle se trouvent plusieurs établissements et d’ouvrir de réelles perspectives pour un meilleur accueil de tous les étudiants et favoriser leur réussite", concluent-ils.

 

 

 

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