Michel Ovize et Cardioprotection
© Pasquiers O. / F. Le Bar

Les travaux du cardiologue lyonnais Michel Ovize récompensés

Le professeur Michel Ovize recevra le prix Jeanne-Philippe Beziat le 24 novembre prochain, remis par la Fondation pour la recherche médicale. Cette distinction vient récompenser les travaux du cardiologue sur l’infarctus du myocarde.

Lundi 24 novembre, Michel Ovize, professeur d'université et praticien hospitalier, recevra le prix Jeanne-Philippe Beziat, à l'occasion d'une soirée organisée au Collège de France, à Paris. Le prix sera remis au chef du service d'explorations fonctionnelles cardiovasculaires de l'hôpital Louis-Pradel par la Fondation pour la recherche médicale, désireuse de mettre en lumière "l'un des plus grands talents de la recherche française".

Chaque année, le prix Jeanne-Philippe Beziat honore la contribution d'un chercheur dans le domaine de la cardiologie.

Une intervention thérapeutique menant à la mort cellulaire

Ce prix vient récompenser les travaux de l'équipe Cardioprotection, placée sous la direction du professeur Ovize, au laboratoire Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). L'équipe de Michel Ovize s'est intéressée à l'infarctus du myocarde, mettant pour la première fois en évidence les effets adverses de l'intervention thérapeutique elle-même, qui consiste à rétablir la circulation sanguine dans l'artère défaillante dans l'urgence (ce que les médecins appellent la "reperfusion").

La séquence ischémie (arrêt, ou diminution, de la circulation artérielle consécutif à la présence d'un caillot)-reperfusion est ainsi responsable de la mort cellulaire, malgré son caractère salvateur pour le patient.

Le stress de la mitochondrie

Les scientifiques ont en effet découvert que ce processus de retour brutal de la circulation sanguine stressait les mitochondries, centrales énergétiques de la cellule, et que celles-ci consommaient l'oxygène au lieu de le produire, ce qui aboutit à la mort de la cellule. Les médecins ont mis en évidence des flux inhabituels de calcium dans la cellule, responsables du stress des mitochondries. Ils étudient actuellement l'apport d'une molécule, la ciclosporine, qui permettrait de protéger les cellules.

Une réalisation d'autant plus importante que le phénomène est également observable pour l'accident vasculaire cérébral et l'arrêt cardiaque.

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