Les projets à l'horizon 2020

Jeudi 2 octobre, Bernard Soulage (PS), premier vice-président de Rhône-Alpes délégué aux transports, présentait le 'schéma régional des services de transport'. Ou de façon moins barbare l'ossature des transports envisagée jusqu'en 2020, avec une dimension de prospective à l'horizon 2030.

En la matière, la politique décidée à Charbonnières se veut extrêmement volontariste : 'l'objectif final à l'horizon 2030, c'est de relier toutes les grandes villes de Rhône-Alpes par le train en moins d'une heure '. Première région ferroviaire française après l'Ile-de-France (2600 km de lignes TER, 1100 trains et 120 000 voyageurs quotidiens), Rhône-Alpes n'entend pas s'arrêter en si bon chemin et compte bien mettre du fer dans ses épinards. Réchauffement climatique et renchérissement de l'énergie obligent.

637 millions d'euros/an

Ainsi, d'ici une douzaine d'années, plus de trente projets devraient voir le jour sur le réseau ferré de Rhône-Alpes (dont le contournement ferroviaire de l'agglomération, une première partie du RER lyonnais, la ligne à haute vitesse du Haut-Bugey, la branche sud LGV Rhin-Rhône, la réalisation du tunnel de base de Lyon-Turin et la ligne nouvelle Lyon-Sillon Alpin, etc.), sans compter la modernisation et la multiplication des gares, de façon à mailler encore un peu plus le territoire, le développement des modes doux. 'Avant il y avait le tram et le train, rien entre les deux. Rhône-Alpes va être la première région à faire du tram-train. Idem entre le bus et la voiture : on peut faire de l'autopartage, du covoiturage, du vélo. Cela répondra à la demande des gens qui ne veulent pas forcément prendre leur voiture individuelle ou évitera de mettre un bus de 50 places pour seulement trois usagers'.

Coût du schéma des transports : 637 millions d'euros par an (417 en fonctionnement et 220 millions en ivestissement) pour la période 2008-2013 (sans compter les grands projets, comme le Lyon-Turin dont la Région a déjà payé 700 millions). 'Ce schéma n'est pas tenable s'il n'y a pas une modification radicale du financement des transports en commun, avertit Bernard Soulage. Ca ne peut pas être l'impôt qui paie. Nous avons des pistes européennes, comme l'Eurovignette, nationales comme le Gouvernement qui s'est engagé à taxer les poids-lourds et régionales, puisque nous souhaitons l'existence d'un versement transport au niveau régional'.

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