Gabriel Amard (Photo by OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)

Législatives : "je n'aurais pas pu être candidat ailleurs qu'à Villeurbanne", Gabriel Amard (NUPES)

L'investiture de Gabriel Amard a fait l'objet de plusieurs critiques à gauche dans la 6e circonscription du Rhône,  à Villeurbanne. Un fief historique du socialisme, que le candidat NUPES compte reprendre des mains du député sortant, Bruno Bonnell (LREM). 

Accusé de "parachutage" par certains élus PS à Villeurbanne, dans la Métropole de Lyon, le candidat Nupes sur la 6e circonscription du Rhône, Gabriel Amard, revient ce vendredi dans Lyon Capitale sur le défi qui l'attend. Après l'Essonne (2012) et le Jura (2017), le gendre de Jean-Luc Mélenchon va se frotter, pour la troisième fois, au scrutin des législatives.  "Je milite partout dans le pays depuis 2016, mes états de service plaident pour moi. C'est ma tâche militante. Je suis très ému d'être candidat à Villeurbanne, commune de mes ancêtres, je n'aurai pas pu être candidat ailleurs. Il n'y a qu'un seul endroit où je pouvais aller et c'est Villeurbanne. Il y a une culture d'éducation populaire ici, et c'est pourquoi je propose aux habitants de continuer dans ce sens, à 100 %", insiste le conseiller régional en Auvergne-Rhône-Alpes.

Impliquer la population

Pour répondre aux critiques, Gabriel Amard revient sur son engagement politique et les orientations de sa campagne. "Moi, je suis un militant de long, et de l'éducation populaire politique. Depuis 2016, j'anime le pôle atelier des lois de la France Insoumise. Des ateliers consistant à proposer à la population de faire la loi elle-même. Cela fait partie des engagements que nous prenons tout au long de cette campagne mais nous prendrons aussi tout au long de ma mandature". Le candidat compte s'appuyer sur son expérience en tant que militant. Aussi bien pendant la campagne qu'au cours du mandat qu'il poursuit. "Dans cette campagne, il s'agit de prendre dans le programme partagé des mesures concrètes et de travailler avec les usagers concernés, les habitants, en essayant de mobiliser les gens en colère voire dégoûtés de la politique pour qu'ils viennent élaborer la loi".


"On veut fabriquer ce qui est bon pour tous, avec les citoyens, les usagers des services publics et les acteurs économiques", Gabriel Amard


Exit l'avis des experts, l'ancien maire de Viry-Châtillon veut s'imprégner de "la perception et des récits de vie pour produire des textes de lois". En atteste "l'atelier des lois" qu'il animera ce samedi à Villeurbanne . "La thématique tourne autour de la gratuité de la cantine. Nous verrons, avec tous ceux que ça interroge, comment ils entendent apprécier cet engagement politique de notre part. C'est une promesse qui ne peut pas être hors-sol, il faut prendre en compte l'avis de tout le monde", soutient-il. D'autres thématiques, comme les déserts médicaux ou les passoires thermiques, seront au centre des prochaines réunions. "Il ne s'agit pas seulement d'un outil de démocratie participative mais plutôt d'un levier pour favoriser l'implication des gens dans la politique. C'est une démarche sincère, pour montrer que l'on est capable d'agir avec de la volonté. On veut fabriquer ce qui est bon pour tous, avec les citoyens, les usagers des services publics et les acteurs économiques concernés par les thématiques". 

Pour rappel, la 6e circonscription du Rhône, correspondant à Villeurbanne dans la Métropole de Lyon, Jean-Luc Mélenchon a engrangé près de 38 % des voix au premier tour de la présidentielle, devançant ainsi Emmanuel Macron et ses 25,8 %. Le siège de député est d'ailleurs vacant, depuis le départ du sortant Bruno Bonnell , à la tête du plan d'investissement France 2030.

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