Jean-Paul Bret et Cédric Van Styvendael.
Cédric Van Styvendael, le maire de Villeurbanne.

Le maire de Villeurbanne et 21 élus de gauche en appellent à un referendum sur l’hôpital

De nombreux élus de gauche, dont le maire de Villeurbanne Cédric Van Styvendeal, ont annoncé ce dimanche leur soutien à un referendum d’initiative partagée qui vise à réformer l’hôpital. 

Près d’une vingtaine d’élus locaux de gauche, parmi lesquels le maire de Villeurbanne Cédric Van Styvendeal, demandent, dans le Journal du Dimanche, "un vrai débat sur la politique à mener pour l’hôpital". À cet égard, ces élus, principalement socialistes, appellent à soutenir le référendum d’initiative partagée (RIP) lancé par le collectif inter-hôpitaux. 

"La crise sanitaire aura montré l'extraordinaire engagement, le sens du collectif et la conscience professionnelle sans faille de ces femmes et ces hommes qui font vivre l'hôpital. Elle aura aussi révélé au grand jour des conditions de travail difficiles, et les limites de notre système hospitalier", rappellent les maires de Paris Anne-Hidalgo, Lille Martine Aubry ou encore Clermont-Ferrand Olivier Bianchi. Avant d’ajouter qu’ "une évidence s'impose : l'hôpital ne peut remplir ses missions qu'au travers d'un financement à hauteur des besoins. Notre priorité doit être de redonner au système hospitalier public les moyens d'assurer ses missions dans de bonnes conditions".


"En dehors des revalorisations salariales, les réponses apportées par le gouvernement à la suite du Ségur de la santé se limitent à des ajustements techniques, sans changement de perspective." 21 élus de gauche demandent un referendum sur l'hôpital.


Réformer l’hôpital

Ils poursuivent en soulignant le fait que les propositions contenues par le référendum d’initiative partagée du collectif inter-hôpitaux  "sont en rupture avec les choix réalisés ces dernières années et c'est heureux, tant la crise sanitaire en a montré les failles structurelles". Selon eux, "en dehors des revalorisations salariales, les réponses apportées par le gouvernement à la suite du Ségur de la santé se limitent à des ajustements techniques, sans changement de perspective". Ils appellent donc les parlementaires à le signer, afin de réformer en profondeur l’institution hospitalière et ainsi de "garantir l’égalité d’accès aux soins", "assurer un nombre suffisant de soignants", "définir la quantité de lits en fonction des besoins" et encore "revoir le financement de l’hôpital public", comme le demande le collectif inter-hôpitaux, précise l’AFP.

Pour mémoire, le RIP donne la possibilité de soumettre une proposition de loi au référendum si elle est soutenue par au moins un cinquième des membres du Parlement (185 parlementaires) puis 10 % des personnes inscrites sur les listes électorales (soit 4,7 millions de citoyens).

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