Gaël Perdriau, le maire LR de Saint-Etienne @JACQUES DEMARTHON / AFP

Le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, placé en garde à vue à Lyon

Le maire de Saint-Étienne a été placé en garde à vue à Lyon ce mardi 13 septembre dans le cadre d'une enquête judiciaire ouverte après des accusations de chantage politique à la vidéo intime au sein de la mairie stéphanoise. Celle-ci vise l’élu LR et quatre membres de son équipe. 

L’enquête sur l’affaire de chantage politique à la vidéo intime, qui aurait été exercé pendant plusieurs années sur Gilles Artigues l’ex-premier adjoint de Saint-Étienne, connaît un vrai coup d’accélérateur en ce début de semaine. Au lendemain de la révélation par Mediapart d’enregistrements accablants pour le maire Gaël Perdriau et son directeur de cabinet Pierre Gauttieri, l’édile LR ainsi que quatre membres de son équipe ont été placés en garde à vue à Lyon. 

Gaël Perdriau lâché par son parti

D’après des informations de l’AFP, Gaël Perdriau s’est fait excuser ce mardi matin d'un point presse à Saint Etienne en faisant savoir qu'il était "auditionné à sa demande" et "pour que la vérité éclate" face à ces accusations, comme l'a expliqué son premier adjoint Jean-Pierre Berger. Le maire avait indiqué à son premier adjoint qu'il abordait ces auditions "avec sérénité", mais sa famille politique a très rapidement annoncé dans un communiqué avoir lancé "une procédure d'exclusion" en attente de validation par le bureau politique LR. 

Dans un communiqué, le parti rappelle que l'ancien vice-président des Républicains avait été démis de ses fonctions en décembre 2021 par Christian Jacob, après ses propos critiques à l'égard de Valérie Pécresse et Eric Ciotti. "S'il revient désormais à la justice, au vu des dernières révélations de ce lundi, de se prononcer sur la culpabilité et le degré d'implication de M. Perdriau, Les Républicains ne peuvent que condamner les méthodes ignobles utilisées par le maire de Saint-Étienne à l'encontre d'un rival politique", explique LR pour justifier cette exclusion. À Saint-Étienne, les quatre parlementaires LR de la Loire et douze élus de l'opposition municipale de gauche ont demandé au maire et président de la métropole de se mettre en retrait.

Cinq personnes en garde à vue

Les gardes à vue de Gaël Perdriau, de son directeur de cabinet Pierre Gauttieri, d’un adjoint municipal siégeant à la région Samy Kéfi-Jérôme et de son ex-compagnon Gilles Rossary-Lenglet ainsi que de la directrice adjointe de cabinet Claire Vocanson, sont toutes conduites dans le cadre de l’information judiciaire ouverte début septembre par le parquet de Lyon. Elle vise à enquêter sur le tournage et l'usage d'une vidéo à caractère sexuel enregistrée en 2014 dans laquelle Gilles Artigues, ex-premier adjoint municipal et ex-député connu pour son engagement catholique, se faisait masser par un homme dans une chambre d'hôtel à Paris.

La plainte déposée par Gilles Artigues et qui a conduit à l’ouverture de cette enquête porte sur des faits d’"atteinte à l'intimité de la vie privée, chantage aggravé, soustraction de bien public par une personne chargée d'une fonction publique, abus de confiance et recel de ces infractions". Jusqu’à présent, Gaël Perdriau a toujours dénoncé des accusations ignobles à son encontre.

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