La Ville à vélo pousse Lyon à faire son "coming-out cycliste"

L'association de promotion du vélo appelle David Kimelfeld et la Métropole de Lyon à lancer un grand plan de soutien au développement du deux-roues en ville.

"Monsieur Kimelfeld, la Métropole doit changer de braquet !" Ainsi commence la longue lettre de La Ville à vélo, association loi 1901 qui oeuvre pour la promotion du déplacement quotidien à vélo, à l'adresse du président de la Métropole de Lyon - et signée par plusieurs autres associations. Constatant avec satisfaction que le trafic à vélo a explosé depuis une douzaine d'années et le déploiement des Vélo'v et que la Métropole développe son réseau cyclable avec l'horizon des 1000 km en 2020, l'association déplore cependant que Lyon reste au pied du top 5 des villes cyclables de France (parmi les villes de  plus de 200000 habitants). Elle demande donc un "grand plan vélo comme à Paris, Grenoble ou Bordeaux", un "coming-out cycliste en assumant pleinement son choix d’encourager les déplacements à vélo pour devenir une métropole à haute qualité de vie".

La Ville à vélo détaille dix mesures qui pourraient constituer ce plan. L'association pose ainsi comme objectif de "rendre les centres-villes des communes de la Métropole cyclables à 100 % d’ici 2025", en profitant des rénovations de voies urbaines pour développer des pistes cyclables, mais aussi "par la généralisation des zones 30, le développement des zones de rencontres, la généralisation des doubles sens cyclables, des sas vélos au feu, des cédez le passage cycliste au feu et du réglage à 25 ou 30 km/h des ondes vertes de tous les grands axes de la Métropole".

Des stationnements mieux sécurisés

La Ville à vélo réclame aussi un "réseau express vélo" sur Lyon-Villeurbanne, et aussi "avec et entre les communes des première et deuxième couronnes". Ce réseau serait constitué de "pistes unidirectionnelles de 2 mètres de large ou bidirectionnelles de 3,5 mètres de large (permettant la circulation des véhicules de secours en cas d’urgence absolue)".

De plus, l'association demande une offre de stationnement accrue et mieux sécurisée. Davantage d'arceaux à proximité des services publics ou des stations de transports en commun, mais aussi des box sécurisés dans les programmes de logements sociaux. Et ce d'autant que la Métropole veut encourager l'achat de vélos électriques par une prime, engins onéreux qui nécessitent un stationnement plus sûr.

Un chèque pour apprendre à réparer sa bicylette

Enfin, la Ville à vélo suggère de multiplier les campagnes de communication et de soutenir les associations oeuvrant dans l'apprentissage du vélo notamment en milieu scolaire. Mais aussi de créer un "chèque réparation vélo". D'un montant de 80 euros, il servirait aux bénéficiaires à venir apprendre à réparer leur bicyclette dans un atelier de leur quartier, dans un objectif de soutien à l'emploi local et de réduction des déchets.

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