Le barrage de Grand’Maison, en Isère

La CGT bloque la plus grosse centrale hydroélectrique de France, en Isère

La CGT frappe fort et franchit une étape supplémentaire en bloquant le plus puissant ensemble hydroélectrique français, en Isère, dont la puissance installée représente 9 % de la puissance du parc français.

Après les coupures d'électricité revendiquées par les grévistes de la CGT mi-décembre à Lyon (40 000 foyers touchés), Nantes (37 000), Orléans (40 000) et en Gironde (50 000), puis celle de Saint-Quentin-Fallavier (10 000), à la mi-janvier, et encore celles qui ont impacté une partie du sud-est parisien (30 000), hier, le syndicat dirigé par Philippe Martinez - récemment qualifié par le New York Times de "visage public de la grève française" et "chef combatif du syndicat le plus militant du pays" - vient de franchir une étape supplémentaire.

la CGT Énergie annonce avoir mis à l’arrêt l’usine hydro-électrique de Grand’Maison en Isère, sur la commune de Vaujany, qui produit 9 % de l’électricité en France.

La consommation d'une ville de 740 000 habitants

L'usine hydroélectrique de Grand'Maison et ses douze turbines

La centrale de Grand’Maison est composée de 2 usines qui totalisent 12 groupes, soit 1800 MW disponibles en 3 minutes seulement. L'ensemble hydroélectrique isérois a une équivalence de consommation résiduelle d'une ville de 740 000 habitants.

"L’aménagement, dont la puissance installée représente 9 % de la puissance du parc hydraulique exploité par EDF en France, joue un grand rôle dans la régulation du réseau électrique national. Il est couplé au Centre de Conduite Hydraulique (CCH) d’EDF à Lyon, peut-on lire sur le site d'EDF. Chaque heure de fonctionnement à pleine charge de la centrale de Grand’Maison permet d’économiser 142 tonnes d’équivalent pétrole et d’éviter l’émission dans l’atmosphère de 990 tonnes de CO2."

La branche énergie de la CGT parle d'un blocage à "durée indéterminée". Un pas de plus vers des actions plus "innovantes", selon le syndicat. Radicales plutôt ?

A lire dans le prochain mensuel de Lyon Capitale (en kiosque ce vendredi 23 janvier), une enquête sur la radicalisation des mouvements syndicaux.

 

 

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