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La 1ère fresque végétale tombe le masque à Lyon

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C'est une première. Les échafaudages à peine retirés, la dernière fresque de la Cité de la création se révèle rue de l'Annonciade à Lyon. A hauteur de nez des passants, des automobilistes ou des usagers des bus 13 et 18 qui remontent vers la Croix-Rousse, ce tableau urbain s'étale sur 650 m2. Et pour la première fois, il mêle le végétal et la lumière.

Les équipes de la Cité de la création, une dizaine de personnes, travaillent sur ce projet depuis le début de l'année, avec cinq jardiniers de la société lyonnaise Canevaflor. Quatre mois de conception, autant de réalisation. « La conception a été très longue, explique Gilbert Coudène, le chef de projet à la Cité de la création, parce que la fresque réunit pour la première fois du végétal réel vertical (un tiers de la surface de la fresque) et de la peinture ». Et depuis une semaine les Lyonnais peuvent découvrir la fresque Végétale Lumière, c'est son nom.

Trois peintures militantes

La fresque reproduit trois photographies de Yann Arthus-Bertrand. Des peintures sensées faire réfléchir. "On pose des questions. On veut provoquer la réflexion des passants", explique Gilbert Coudène. La première peinture, dans le sens de la montée, représente des troupeaux de zébus dans le Mato Grosso au Brésil, première région mondiale pour la production de soja. "Une région traversée par des conflits parce que les paysans sont chassés de leurs terres par les multinationales et les riches propriétaires terriens", développe le chef de projet selon lequel "la peinture pose la question d'une véritable réforme agraire qui pourrait être menée par la nouvelle présidente Dilma Roussef", élue le 31 octobre.

La seconde peinture représente les cultures maraîchères aux environ de Tombouctou au Mali. Cette fois ce n'est plus l'homme, mais la nature qui menace, précisément l'avancée des sables qui gagne chaque année du terrain et menace d'ensevelir le patrimoine de Tombouctou. Une peinture qui doit "mettre en alerte", selon Gilbert Coudène. Enfin, la troisième peinture représente la province de Misiones en Argentine, où les cultures OGM ont été multipliées par trente entre 1996 et 2001. Encore une peinture qui a vocation à faire réfléchir les passants.

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Les essais lumière sont en cours

La fresque végétale Lumière n'est pas terminée. Les soirs de cette semaine, des essais lumière sont encore effectués par la direction de l'éclairage public de la ville de Lyon. A terme, les trois peintures peintures seront éclairées, ainsi que le parc et les trottoirs de la rue de l'Annonciade grâce à des éclairages en forme d'abat-jour. Le volet végétal de la fresque ne prendra réellement son ampleur qu'au printemps, lorsque les fleurs seront écloses. Un sens supplémentaire viendra alors s'ajouter à la vue, celui de l'odorat.

Le projet a coûté 100 000 euros pour la peinture et 100 000 euros supplémentaires pour la mise en végétation, soit 200 000 euros financés par une quinzaine de partenaires privés(1). La mise en lumière a quant à elle été financée par la Ville de Lyon. La fresque sera inaugurée officiellement deux jours avant le lancement de la fête des Lumières, le 6 décembre prochain, à 17h45.

(1) Roche et Cie, Seigneurie Groupe PPG, Groupe Amallia/Promélia, Banque Populaire Loire et Lyonnais, EDF Entreprises et Collectivités, Vinci Construction France, Vinci Immobilier Promotion, La Foncière des Régions, Les Nouveaux Constructeurs, Nexity George V, Nexity Entreprises, AnaHome Immobilier, 6ème Sens Immobilier, Pitch Promotion et Eiffage Immobilier Centre Est.
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2 commentaires
  1. jerome manin - 18 novembre 2010

    Des images de synthèse à défaut de photographie pour un message d'images politiques comme au bon temps de l'URSS des années 30, réalisées par des amis du prince le prix au M2 justifie à lui seul la qualification artistique. C'est toujours mieux que le rien et les graffitis des amis du maire d'arrondissement qui était avant... C'est déjà ça.

  2. Tello - 18 novembre 2010

    C'est déjà ça... Vous avez raison Monsieur Manin. Mais, Yann Arthus-Bertrand commence a me fatiguer sérieusement. Combien au M2 ? Je pense que de nombreux photographes lyonnais vont passer une mauvaise nuit.

  3. Sphinx03 - 21 novembre 2010

    C'est vrai M. Manin, avec ces images, nos pauvres concitoyens lyonnais sont complètement lobotomisés.Plus sérieusement. Je ne cautionne pas forcément les procédés des nos politiques, mais de là à ce qu'ils aient des intentions aussi subtiles et manipulatrices comme vous semblez le prétendre... je pense que vous leur prêtez peut-être une intelligence exagérée au vu de leurs réelles capacités.Quoi qu'il en soit, votre paranoïa est exaspérante.

  4. jerome manin - 21 novembre 2010

    Sphinx03. Le prix au M2 n'est pas en lien avec une quelconque paranoïa, une vision un peu comptable, je vous l'accorde. Le discours totalisant est une évidence non dissimulée. Essayer d'être plus pertinent quand vous essayer d'insulter les commentateurs, sinon c'est juste déplacé et je ne suis pas le sujet de l'article votre nevrose me prenant pour objet me gène.

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