Maison de l'économie circulaire
©Grégor Clauss

L'économie circulaire a sa Maison à Lyon

La Maison de l’économie circulaire a été inaugurée ce samedi au jardin des Chartreux, proche de la maison Ahmadou-Kourouma. À défaut d’avoir un espace d’accueil, ce collectif d’associations prévoit déjà de nombreux événements.

Maison de l'économie circulaire

©Grégor Clauss
Les membres de la Maison de l'économie circulaire

Ré-emploi, recyclage, récupération, écologie… Il faudrait beaucoup de mots pour décrire l’activité de la Maison de l’économie circulaire, créée cet été. L’économie circulaire est un concept qui s’inscrit dans le développement durable et qui traduit une vie sans déchets et sans fin de vie des produits. "Notre volonté, c’est de sensibiliser les gens, et faire partager", estime Cécile, qui figure parmi les 13 membres du conseil d’administration.

Gaspillage alimentaire et obsolescence programmée

Comme son nom ne l'indique pas, la Maison de l’économie circulaire n’a pas encore d’espace commun à proprement parler. Des discussions sont néanmoins en cours pour s'implanter dans la maison Kourouma, là où a eu lieu cette Journée de l’économie circulaire, et qui héberge déjà cinq structures artistiques et culturelles. "La mairie du 1er arrondissement nous soutient. Notre volonté est de créer un espace qui tourne de manière permanente, animé par les différentes associations qui pourront s’approprier ce lieu pour fédérer autour de l’économie circulaire", espère Cécile. Pour le moment, la Maison de l’économie circulaire va donc se développer autour d’événements ponctuels.

Premier événement aujourd'hui, donc, avec une quinzaine d’associations fondatrices du collectif. Parmi elles, on peut retrouver La Gonette, la monnaie locale citoyenne, mais aussi Aremacs, qui lutte contre le gaspillage alimentaire, ou encore L’Atelier Soudé, qui lutte contre l’obsolescence programmée. Cette dernière organisait d’ailleurs une réparation gratuite d’ordinateurs, à côté de stands où l’on pouvait retrouver une imprimante 3D, un vélo-broyeur et un lombricomposteur.

Des pieds de drones fabriqués avec l'imprimante 3D

©Grégor Clauss
Des pieds de drones fabriqués avec l'imprimante 3D

“Échanger des compétences”

Pour toutes ces associations qui se connaissent, la Maison de l’économie circulaire représenterait "un lieu physique où l’on peut travailler ensemble", considère Amaury Perrin, d’Aremacs. Si la volonté de co-organiser des événements et ateliers autour de l’économie circulaire existe, ce collectif représente aussi un moyen "d’élargir [notre] champ d’opérations", pour Basile, bénévole de Mouvement de palier. Cette association forme des particuliers qui souhaitent sensibiliser leur entourage à la logique du tri.

Partager les connaissances, c'est l'essence même de ce collectif, dont fait partie Bruno Dalmais, enseignant d'informatique dans un lycée : "Le but, c'est d'échanger des compétences, pour pouvoir prolonger la vie d'un objet à moindre coût." Une notion de prix que ne comprend pas le grand public, selon Amaury Perrin : "Les gens me disent qu'ils n'ont pas assez d'argent pour recycler, alors qu'avec les bons comportements on en gagne." Une pensée que compte bien développer la Maison de l'économie circulaire.

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