Avec plus de 175 000 étudiants à loger, Lyon connaît une pénurie de biens locatifs sans précédent #MAXPPP
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Immobilier : le marché locatif au bord de la rupture

Bien qu’il soit historiquement saturé, le marché de la location a franchi un nouveau palier en cette rentrée 2023. Les candidats, toujours plus nombreux, se confrontent à un stock de logements en baisse. À moyen terme, les perspectives restent mauvaises.

Du parcours du combattant au chemin de croix, il n’y a qu’un pas que franchit aisément le candidat lyonnais à une location. La cause ? Principalement la pénurie de logements à louer. Si trouver un appartement en location n’a jamais été chose aisée à Lyon, la rentrée 2023 restera comme la plus dure. De fait, les courbes sont mauvaises : le stock de biens à louer diminue et le nombre de candidats augmente. D’après la Fnaim du Rhône, l’offre aurait baissé de 30 % sur les secteurs les plus demandés, et l’on compterait un logement pour cinquante candidats en moyenne. “C’est hallucinant. On a encore franchi un nouveau cap. On croule sous les demandes. Nous ne mettons même plus les annonces sur les sites comme SeLoger et Leboncoin puisqu’en trente minutes, c’est une vague de cent mails et vingt appels qui nous tombe dessus à chaque annonce de location. Malheureusement, c’est premier arrivé, premier servi”, témoigne Valérie Boucharlat, directrice de l’agence Laforêt de la Croix-Rousse. Même son de cloche dans le 6e arrondissement de Lyon où officie Nicolas Desmaris de l’agence SLCI : “En un week-end, nous recevons 350 mails pour une annonce. Nous rappelons les quinze premiers bons dossiers pour les visites. Je comprends le désarroi de certains qui n’obtiennent pas de réponse, mais c’est impossible pour nous de tout traiter.

En dehors des agences, avec des locations sans intermédiaire, les témoignages d’abus se multiplient. “Les dossiers qui nous passaient devant étaient capables de payer un an de loyer d’avance, ou bien des propriétaires nous demandaient des captures d’écran de nos comptes bancaires”, explique Antoine, qui cherchait sur la Presqu’île.

Avec plus de 175 000 étudiants à loger, cette rentrée se démarque par le contexte de la hausse des taux de crédit immobilier. Résultat, les potentiels primoaccédants demeurent dans le locatif ainsi que les propriétaires qui n’ont pas réussi à négocier un prêt relais tant ils sont chers. Nicolas Desmaris, comme la plupart des agents interrogés, fourmille de témoignages : “J’ai une famille qui voulait un T4. Il y a un an, elle avait 300 000 euros de capacité d’emprunt, aujourd’hui plus que 220 000, donc elle reste en location.”

L’encadrement des loyers (encore) contesté

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